Lui est debout à la barre du tribunal et elle assise à ses côtés. Le couple est à la dérive.
Sur les conseils d'un avocat, elle a porté plainte pour des menaces réitérées et des violences commises en juin dernier.
Les messages recueillis par les gendarmes pendant six mois sur la boîte vocale du téléphone sont sans équivoque et prouvent que des menaces précises ont bien été proférées.
Par ailleurs, un certificat atteste d'un hématome à l'oeil.
Mais lui nie avec véhémence en être responsable, reconnaissant seulement une dispute liée à la garde des enfants.
«
Je me suis mis en colère car elle ne veut pas que je voie mes enfants. » Selon elle une lampe a été brisée dans l'altercation et elle dit qu'elle a été jetée par terre sur des bouts de verre.
Interrogé par le juge, le prévenu explique un retard dans le paiement de sa pension alimentaire par une période de chômage passagère.
Mais il a le projet d'ouvrir un bar et attend des aides.
Toutefois, une récente visite à Pôle emploi a été assez agitée fait remarquer le parquet.
Le tribunal a condamné le prévenu à huit mois de prison dont six avec sursis.
Il devra aussi régler une somme de 840 euros à sa compagne qui s'est portée partie civile et 500 euros au titre de l'article 475-1 du code de procédure pénal.
Une décision que le prévenu a eu du mal à accepter vociférant et criant à l'injustice en sortant de la salle d'audience.
A.L
Journal La Tribune Républicaine