(VIDEO & PHOTOS) Sallanches : la phase deux du projet Quai Mont-Blanc est lancée

C’est parti pour la phase 2 du projet Quai Mont-Blanc initialement lancé en 2012. La seconde et dernière étape du projet, devrait durer jusqu’à l’automne 2022.

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Du pont du Mont-Blanc

jusqu’à la rue

Pierre-Solliard-de-Méribel

Depuis septembre, des travaux de dépollution des sols, de désamiantage et de démolition des bâtiments existants ont débuté et devraient encore durer jusqu’à la fin de l’année 2019. Le début des travaux de construction des trois nouveaux bâtiments dont l’ensemble est dénommé Les Quais de la Sallanche, interviendra au printemps 2020 et devrait s’achever à l’automne 2022. Cet ensemble s’étend du pont du Mont-Blanc jusqu’à la rue Pierre-Solliard-de-Méribel. Les trois bâtiments accueilleront 84 nouveaux logements en accession libre, contrairement à la première tranche qui comptait 50 % de logements sociaux.

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Parking, passerelle

et aménagement

des quais de la Sallanche

Les équipements publics liés à cette tranche représentent un coût global de 6 580 000 euros, prenant en compte l’achat des terrains concernés par l’opération, la démolition des bâtiments et les travaux de construction des équipements publics. Ces travaux comprennent la réalisation d’un parking public souterrain relié à la place Charles-Albert par un ascenseur et comptant 103 places de stationnement ; l’aménagement des quais et de la promenade le long de la Sallanche ; la création d’une passerelle piétonne de liaison entre la place Charles-Albert et le quai de Warens et l’aménagement de l’avenue de Saint-Martin ainsi que de ses réseaux et de ses trottoirs.

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Des difficultés

de circulation

du 4 au 15 novembre

Dans le cadre de l’opération Quai Mont-Blanc et des travaux de démolition des anciens bâtiments existants, la circulation des véhicules sera interdite du lundi 4 au vendredi 15 novembre sur l’avenue de Saint-Martin dans le sens montant entre la rue Pierre-Solliard-de-Méribel et la rue du Faucigny ainsi que dans la rue Pierre-Solliard-de-Méribel, dans le sens descendant entre l’avenue de Saint-Martin et le quai de Warens.

Le stationnement des véhicules sera interdit sur l’avenue de Saint-Martin, côté impair, entre la rue Pierre-Solliard-de-Méribel et la rue du Faucigny. Des itinéraires de déviation seront mis en place par l’entreprise responsable des travaux.

La quincaillerie Revenaz sera bien conservée

Cela faisait partie de l’accord établi entre Georges Morand, maire de Sallanches et Jean-Louis Revenaz, propriétaire de la quincaillerie Revenaz lors de la signature de la promesse de vente : le bâtiment sera conservé. « Les gens sont attachés à ce bâtiment, il fait partie du patrimoine Sallanchard et sera donc conservé. Il y aura bien sûr des aménagements à faire et de la rénovation mais il conservera son aspect d’origine », confiait Georges Morand.

Le bâtiment de La laine de Megève a été détruit

Le bâtiment qui accueillait La laine de Megève n’est plus qu’un tas de gravât.

C’est une page de l’histoire de Sallanches qui se tourne. Avec les travaux du projet Quai Mont-Blanc, c’est une partie du patrimoine de la ville qui disparaît. Le bâtiment de La laine de Megève, situé sur l’îlot Revenaz vient d’être détruit pour être remplacé plus tard par trois immeubles de logements. Si la quincaillerie Revenaz sera bien conservée, ce n’est pas le cas du bâtiment qui accueillait l’usine de tissage La laine de Megève.

Reconnue au-delà de nos frontières

Tissée à Sallanches jusqu’en 1965, la légendaire laine de Megève avait dans les années 1930 une importante renommée, bien au-delà de nos frontières. L’entreprise était notamment fournisseur des clubs de sports d’hiver d’Europe et de l’équipe nationale française de ski. Créée en 1901, lorsqu’Émile Rubin reprend l’usine de filature et de tissage de laine Chesney, l’entreprise Les laines de Megève se lance dans la fabrication de deux types de produits : la laine conditionnée en pelotes ou en écheveaux et des vêtements tricotés, destinés à la pratique des sports d’hiver. Elle emploie une main-d’œuvre, essentiellement féminine, soit 83 personnes résidentes, en 1936. Bénéficiant de l’émergence de Megève comme station de sports d’hiver à la mode, la marque a vite connu un essor important dans toute l’Europe et comptait jusqu’à 300 employés dans les années 1960.