Cran-Gevrier : la start-up Prismo, une vision humaine dans le monde du travail

L’équipe de Prismo au complet.
L’équipe de Prismo au complet.

Le passage des études vers le monde du travail est parfois brutal. Avec lui, une part d’insouciance ou de naïveté s’envole.

Diplômé en marketing international, Thomas Bonnefoy en a fait l’expérience à sa sortie d’université. « Ah… C’est ça le vrai monde de l’entreprise… », constatait-il alors, deux semaines après avoir débuté son premier emploi.

S’il a « vite déchanté », c’est à cause du décalage « entre la vitrine extérieure et la culture réelle de la boîte ». Thomas s’est alors « beaucoup questionné ». Il croyait être le seul à ressentir cela.

Puis, en échangeant avec deux amis d’enfance, Franck Monod et Rémi Rohrbach, ce jeune professionnel de 27 ans s’est aperçu du contraire. Et c’est de cette « même frustration » qu’est née Prismo.

Le capital humain valorisé

« Remettre l’humain au cœur du monde professionnel », telle est la devise de la start-up créée en 2017 par Thomas et Franck et basée aux Papeteries Images Factory. Avec elle, l’heure est donc venue de changer les (vieilles) habitudes des recruteurs.

« Il faut arrêter de valoriser uniquement les diplômes et l’expérience, insiste Thomas. L’idée, c’est de mettre aussi en avant qui je suis, ce que j’aime faire, mes souhaits d’évolution ». Un « outil unique » qui éviterait « toute discrimination à l’embauche ».

Après des mois de recherches et de développement, l’application web a vu le jour en octobre 2018 et c’est à travers un prisme que le profil d’un candidat, d’un employé ou même d’un employeur apparaît.

« Ce prisme a quatre faces, indique le président et cofondateur de Prismo. U ne pour l’expérience, une pour la formation, une pour les compétences techniques et une pour la personnalité ». Grâce à ce dernier volet, les qualités de leadership, d’altruisme ou encore d’impartialité au sein d’une équipe sont décelées. Prismo s’est d’ailleurs appuyé dessus pour faire évoluer son image, avec « davantage d’esprit d’équipe ».

Référencée par Pôle Emploi

Avec plus de 5000 utilisateurs (dont 80 entreprises) essentiellement en Rhône-Alpes, Prismo collabore aujourd’hui avec des cabinets de ressources humaines, des experts, des coachs. Il est même référencé par Pôle Emploi.

« On ne peut pas ubériser le marché, avertit Thomas Bonnefoy. Ce prisme, c’est un moyen, c’est une première grille d’analyse, bien plus poussée qu’un CV. Mais ça ne remplace pas un entretien ».