Écoquartier de Cluses: dix ans pour transformer le quartier de la gare

L’écoquartier de la Boquette est en projet depuis de nombreuses années. Lors du conseil municipal du 22 octobre, la concession d’aménagement a été confiée à Teractem. L’occasion de faire le point avec le maire Jean-Philippe Mas, sur ce projet titanesque.

On parle de 700 m2 de commerces. Avez-vous la main sur le choix des enseignes ?

Pendant dix mois nous allons préparer un schéma de réalisation qui permettra de positionner les commerces et les infrastructures de loisirs et de sport. Toutes les validations se feront entre la mairie et l’aménageur. Sur 51 000 m2, seulement 700m2 seront dédiés à du commerce de proximité type boulangerie, buraliste ou supérette. Le premier projet, proposé il y a dix ans, avait positionné un centre commercial et il y avait eu une levée de bouclier de la part des commerçants du centre-ville. Je tiens à les rassurer, cette fois, ce ne sera pas du tout un centre commercial.

Il y aurait 800 m² de loisir, pourriez-vous préciser ?

Il y a un projet privé qui viendra se greffer au projet public mais pour l’instant je ne peux pas en parler. Pour le reste on pense notamment à un skate parc pour accueillir les amateurs de BMX, skate et roller. Une autre infrastructure qui manque et qu’on souhaite développer, c’est un mur d’escalade. Celui que nous avons au lycée est assez ancien, il faut donc un nouvel équipement pour satisfaire le maximum de personnes, en journée avec les scolaires et en soirée avec le Club alpin français. On risque de dépasser les 800m2 d’équipement dans la plaine de jeux qui fera 15 000m2, à côté du cinéma.

Avec au minimum 350 logements et l’arrivée estimée de 1 000 personnes, comment la ville va-t-elle gérer ce flux ?

Il faut savoir que c’est un projet sur dix ans qui va se faire en plusieurs tranches. Peut-être qu’au niveau de la deuxième tranche on se rendra compte qu’on sature et il faudra alors adapter la troisième. Dans ce cas, on freinera le logement pour mettre peut-être des bureaux ou une crèche ou une école. On parle plutôt de surface de plancher, plus que de nombre de logements et cette surface ne représente que 25 % de l’espace total du quartier, le reste sera constitué d’espaces verts, avec notamment une mare pédagogique de 2000m2.

Comment comptez-vous gérer le flux de nouveaux habitants ?

Au niveau du stationnement, nous allons construire un étage au-dessus de l’actuel parking Claude-Antoine qui compte déjà 300 places. Cela permettra d’en ajouter 200. Deux rues seront créées à l’intérieur de l’écoquartier, on partira sur du sens unique pour faciliter la circulation, mais il faut encore travailler sur cet aspect.

Un budget important pour la commune

Le projet d’écoquartier représente un montant estimé à 7,6 millions d’euros pour la Ville, échelonné sur les dix prochaines années. « C’est un montant important qui tient compte de tout ce qui est public c’est-à-dire tous les aménagements extérieurs comme les parkings, l’éclairage, certains réseaux, la plaine récréative et tous ses aménagements de loisirs, l’accès au quartier en mode doux, la voirie, etc. », explique Jean-Philippe Mas.