Tram 15, Saint-Julien/Genève : ce qu’il faut savoir

La prolongation du tram 15 jusqu’à Saint-Julien est fortement attendue mais pas avant 2023.
La prolongation du tram 15 jusqu’à Saint-Julien est fortement attendue mais pas avant 2023.

L’inauguration du Léman Express, le plus important réseau ferroviaire transfrontalier d’Europe, le 15 décembre prochain, n’aura pas d’incidence directe sur la mobilité des Saint-Juliénois.

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L’achat du titre de transport sera simplifié

En revanche, il va simplifier l’achat du titre de transport puisque le bus D, assurant la liaison entre la ville française et sa voisine suisse, ressortit de la communauté tarifaire Léman Pass (celle-la même qui coiffe la tarification du Léman Express et des bus qui relient les villes françaises, vaudoises et genevoises aux gares). Alors ? Pour les nombreux résidents de la région qui travaillent dans la cité de Calvin, le Tram 15 dans sa version élargie, représente un espoir d’échapper aux longues files d’attentes à la frontière de Perly.

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Calendrier des travaux et pose d’un pont sur l’autoroute

Côté suisse, ils vont débuter en 2020 et dureront deux ans pour rallier les Palettes à la Zone industrielle de Plan-Les-Ouates et au nouveau quartier des Cherpines. Le chantier aurait pu être plus court en terme de temps. «  Divers services techniques ont profité de ces travaux pour tester des améliorations de matériaux. Et puis, il faut aussi savoir que nous ne devons pas seulement poser des rails mais également réaménager les zones piétonnes et les routes », explique Bernard Zurbrugg, du service développement des infrastructures des TPG. Ensuite, toujours côté genevois, les constructeurs vont devoir «enjamber» l’autoroute. Un pont géant sera dès lors réalisé près de l’entreprise Vacheron Constantin et posé en un seul bloc au-dessus de ladite autoroute dès la fin 2020.

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Pourquoi pas un chantier simultané de part et d’autre de la frontière ?

Cela n’a jamais été prévu. Dès le début des discussions bilatérales, chaque pays a programmé son plan d’exécution. Il ne faut pas oublier que cet aménagement est particulièrement onéreux. Le coût de la partie française est d’environ 30 millions d’euros (40 % environ pris en charge par la Confédération helvétique et 4 millions par l’État français). Le premier coup de pioche saint-juliénois est toutefois prévu fin 2021. « D’ailleurs les négociations sont engagées avec les riverains du futur parcours du tram. De même que les acquisitions de surfaces pour la réalisation du chantier sont déjà lancées  », affirme Antoine Vielliard, maire de Saint-Julien et vice-président de la commission de la mobilité au sein de la Communauté de communes du Genevois.

Le prix du billet à l’unité est onéreux, pourquoi ?

Aujourd’hui pour effectuer le trajet de Saint-Julien-Centre, à l’entrée de Genève (Perly), soit à peine deux kilomètres, l’usager doit débourser 1,30 euros (CHF 1,80). Alors que le billet, parce qu’il est subventionné à hauteur de 50% par le canton de Genève, coûte 3 francs suisses et permet de circuler sur l’ensemble du territoire genevois.

Comment expliquer cette disparité ?

Comment expliquer cette disparité ? « En vérité, ce ticket local ne couvre pas seulement la section Saint-Julien-Perly. Il est valable au départ de Valleiry. Il faut savoir que les transports publics sont, de ce côté de la frontière, subventionnés à 90%.

Les frontaliers et les avantages liés aux abonnements

Pour les travailleurs frontaliers qui prendront le bus après le 15 décembre de cette année ou le tram 15 en 2023, il sera particulièrement aisé de bénéficier des avantages liés aux abonnements. Car ces derniers pourront être téléchargés via internet sur la carte SwissPass », ajoute Antoine Vielliard.