« On ne peut pas favoriser une entreprise locale juste car elle est locale »

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La papeterie Pichon est 27
% moins chère
», justifie Christophe Arminjon, maire de Thonon.
« La papeterie Pichon est 27 % moins chère », justifie Christophe Arminjon, maire de Thonon.

Christophe Arminjon, pourquoi l’entreprise Birmann n’a-t-elle pas été choisie ?

C’est très simple. L’équipe municipale précédente avait listé quatre points pour permettre à la commission d’appel d’offres de faire son choix et de choisir le meilleur candidat. L’entreprise qui a été choisie arrive en tête dans tous les secteurs.

L’aspect local n’a donc aucun impact dans ce genre de dossier ?

Non, quand il y a des commandes importantes comme celles-là, tout est très cadré. On ne peut pas favoriser une entreprise locale, juste car elle est locale, c’est illégal. J’ai encouragé le gérant de Birmann à faire un recours si le dossier monté par son concurrent lui semble vraiment suspicieux. Une fois que j’aurais signé le marché, ce sera trop tard.

Le service fourni jusque-là par la librairie était-il satisfaisant ?

C’est une entreprise locale très réputée, et il faut aussi dire les choses : si Birmann n’a pas obtenu ce marché, ce n’est pas parce que nous n’étions pas satisfaits de leur travail jusque-là, loin de là. Il y avait simplement un meilleur candidat. Ça n’enlève absolument rien à la qualité des prestations proposées et effectuées par Birmann.

La différence est-elle si importante entre Birmann et la papeterie Pichon ?

Sur le plan du prix, oui. La papeterie Pichon est 27 % moins chère, ce qui représente, sur quatre ans, 100 000 euros d’économies pour les contribuables thononais, ce n’est pas négligeable. Et il ne faut pas croire que les fournitures seraient venues de moins loin avec Birmann. La librairie appartient à la plateforme Majuscule, dont le dépôt est situé à Saint-Quentin, dans l’Aisne.