Morzine : après des cas de Covid, la mairie demande à ses habitants d’aller se faire tester

Plusieurs bars et restaurants de Morzine ont dû fermer leurs portes suite à des cas de Covid.
Plusieurs bars et restaurants de Morzine ont dû fermer leurs portes suite à des cas de Covid. - Photo d’illustration.

Mi-août, l’Agence régionale de santé (ARS) faisait état d’un cluster de 28 personnes positives au Covid dans les communes de Morzine et de Saint-Jean-d’Aulps. Trois semaines plus tard, une dizaine d’autres cas, « en grande majorité dans la communauté anglophone », ont été recensés dans la station de Morzine. Plusieurs bars et restaurants ont été contraints de fermer leurs portes. Y compris aux Gets. « Il y a eu des posts sur les réseaux sociaux, des gens qui disaient avoir été positifs et qui appelaient quand même à faire la fête dans les bars », rapporte le maire de Morzine, Fabien Trombert.

En réaction à cette petite vague, la municipalité a décidé, à la demande de l’ARS et conjointement avec la commune des Gets, d’ouvrir un service de tests vendredi 4 septembre à partir de 9 heures, à la salle de la Colombière des Gets « afin de pouvoir faire un véritable état des lieux de la situation sanitaire. »

Les tests seront gratuits pour toute personne ayant une carte Vitale et avec une participation financière réduite pour les personnes n’en bénéficiant pas. Pour se faire tester, il est nécessaire de s’inscrire au préalable en faisant parvenir son nom, prénom, adresse de résidence et numéro de téléphone à testcovidmorzine@gmail.com.

La communauté anglaise pointée du doigt ?

Sur sa page Facebook, la mairie a ainsi appelé ses habitants à aller se faire tester, précisant que le service s’adresse « en priorité aux ressortissants anglophones qui ont fréquenté les bars, restaurants et commerces fermés dernièrement, et plus généralement tous les lieux où se sont tenus des soirées et rassemblements. » Un post qui n’a pas manqué de faire réagir la communauté anglaise, se sentant tenue pour responsable. « Il y a eu une maladresse de notre part et l’intention a été mal comprise. On ne voulait justement pas que les Anglais se sentent rejetés à cause de la langue ou du manque de couverture sociale. C’était pour leur proposer un service moins cher, pour leur donner des infos car beaucoup ne savent pas comment se faire tester », se justifie le maire.