Dans l’industrie, des disparités selon les spécialités

Si certains secteurs retrouvent des couleurs (pharma, chimie, agro-alimentaire), ça n’est pas le cas de tous. Photo d’illustration.
Si certains secteurs retrouvent des couleurs (pharma, chimie, agro-alimentaire), ça n’est pas le cas de tous. Photo d’illustration.

Après avoir enregistré une baisse « drastique » de son activité pendant la période de confinement (selon Guy Métral, président de la CCI de Haute-Savoie, qui estime à 81 % le taux d’entreprises du secteur impactées par la crise), l’industrie remonte peu à peu la pente. « On observe déjà un frémissement dans l’automobile et les carnets de commandes se remplissent à nouveau, même si c’est timide », constate le président.

Du côté de Lionel Brunet, directeur de la banque de France dans le département, l’analyse est la même : « D’après nos indicateurs, le choc est passé. Aujourd’hui, les entreprises industrielles font des mois (en l’occurrence juillet) à 85 % identiques à ce qu’elles faisaient en 2019. Et ce chiffre est en progression depuis mai. »

Il ajoute que pour de nombreuses sociétés, le confinement s’est apparenté à une « parenthèse » qui a parfois été compensée par des ouvertures estivales exceptionnelles («  là où les entreprisse fermaient habituellement trois semaines en juillet-août, elles n’ont fermé qu’une semaine cette année »).

Malheureusement, cette embellie est à nuancer. D’abord parce que toutes les spécialités de l’industrie ne repartent pas à la même vitesse – si ça se passe bien pour la chimie, la pharma et l’agroalimentaire, c’est plus compliqué pour la plasturgie ou la métallurgie –, ensuite parce que l’aéronautique, qui est un des débouchés majeurs de NTN-SNR (Annecy) ou de Dassault (Argonay) connaît un trou d’air inquiétant. « Dans ce domaine, on ne prévoit pas d’amélioration avant 2023 », prédit Guy Métral.