«Il manque un peu de chiffre, mais on est presque à l’équilibre par rapport à 2019»

David Bado, 50 ans, est à la tête d’une TPE de huit personnes.
David Bado, 50 ans, est à la tête d’une TPE de huit personnes.

David Bado est à la tête de PBA. Une entreprise de huit personnes installée dans la zone de Vovray (Annecy) et spécialisée dans l’électricité et le bâtiment. Et David Bado aime à dire que sa « boîte est un modèle de TPE type ». Aussi son expérience mérite-t-elle d’être racontée.

David Bado, comment qualifieriez-vous cette année 2020 pour votre entreprise ?

Honnêtement, on n’est pas si mal. Il manque un peu de chiffre, mais on est presque à l’équilibre de l’année dernière, donc je ne vais pas me plaindre. Et surtout, tous les gars ont joué le jeu.

Qu’entendez-vous par «jouer le jeu«  ?

En avril, quand on a pu reprendre progressivement après le confinement, ils n’ont pas rechigné. Même si les nouvelles règles sanitaires étaient contraignantes. Et cet été, ils ont aussi accepté de décaler leurs vacances parce qu’ils ont compris qu’il y avait un péril.

Un péril de fermeture ?

Pas vraiment car j’ai toujours eu le souci d’avoir une trésorerie forte, mais un péril sur nos marchés. Du travail, dans le bâtiment, il y en a, mais il ne faut pas le laisser passer.

Qu’est-ce qui a changé pour vous aujourd’hui ?

En premier lieu les nouvelles règles sanitaires. J’ai dû investir 3500 euros dans du matériel (masques, visières, gel, gants…) et désormais je rembourse les frais kilométriques pour que les gars utilisent leurs propres voitures.

Ensuite le rendement. Clairement, en bossant de cette façon, les salariés sont plus fatigués.

Comment imaginez-vous les semaines et les mois à venir ?

Pour nous les prévisions sont bonnes, on a un peu de visibilité, donc je suis plutôt optimiste. Je pense que je vais même prendre un deuxième apprenti.