Les chiffres-clés de la pauvreté en Haute-Savoie

15 000 personnes ont été accompagnées par le Secours catholique de Haute-Savoie en 2018. Photo d’illustration.
15 000 personnes ont été accompagnées par le Secours catholique de Haute-Savoie en 2018. Photo d’illustration.

Chaque année, le Secours populaire de Haute-Savoie publie ses chiffres-clés de la pauvreté dans le département. Jeudi 7 novembre, l’antenne d’Annecy a donc présenté ceux de l’année 2018. Et ils sont éloquents.

« Attention toutefois, prévient Pascal Bouvard, bénévole, toutes les personnes qui sont dans ces chiffres ne sont pas pauvres au sens strict de la loi (c’est-à-dire qui ont des ressources inférieures à 595 euros par mois). Ne sont comptabilisées que les personnes qui remplissaient les critères pour être aidées par le Secours catholique. » Et de rajouter – toujours par rapport aux critères – qu’une « personne au Smic avait plus de chances d’être considérée comme pauvre ici qu’ailleurs en France ».

15 000

Il s’agit du nombre de personnes accompagnées par le Secours catholique de Haute-Savoie en 2018. Parmi elles, 7 % avaient moins de 25 ans, 64 % entre 25 et 50 ans et 30 % plus de 50 ans. « Et 67 % étaient françaises d’origine française. Donc il faut arrêter de croire que les étrangers bénéficient de toutes les aides », tance Pascal Bouvard.

400

Il s’agit du nombre de personnes qui ont bénéficié d’une aide administrative en 2018. Cela consiste en un accès à internet, à un traducteur ou un accompagnement vers une meilleure connaissance des droits.

200

Il s’agit du nombre de dossiers supplémentaires instruits par le Secours catholique dans différents domaines (cours de français, accompagnement juridique et administratif, domiciliation, accompagnement vers l’emploi, accès aux droits…) « Avec ces 200 nouveaux ouverts l’an dernier, nous en sommes à 1200 dossiers en cours », calcule François Vautin, un autre bénévole.

33

Il s’agit du nombre de personnes qui ont été accueillies dans les 10 appartements-relais dont dispose le Secours catholique. « L’idée est que les personnes ne se sentent pas définitivement chez elles. On leur parle souvent de la suite, on les invite à mettre de l’argent de côté pour acheter des meubles pour leur futur logement. On fait en sorte qu’elles deviennent actrices de leur vie  », reprend Pascal Bouvard.

14

Il s’agit du nombre d’enfants qui ont bénéficié de l’accueil familial de vacances (AFV) en 2018. Grâce à ce dispositif qui met en lien, pendant la période estivale, familles d’accueil et enfants issus de familles défavorisées, les enfants en difficultés découvrent les joies du dépaysement tout en étant accompagnés par le Secours catholique.