(VIDEOS & PHOTOS) Cassandre rencontre la vraie commissaire de police d’Annecy!

Quand la réalité rejoint la fiction ! Alors que la cinquième saison de Cassandre est en plein tournage dans la cité lacustre, l’héroïne de la série, Gwendoline Hamon, a croisé la route de Fiona Manenc, commissaire de police d’Annecy. La rencontre a eu lieu derrière le Palais de l’Isle, mercredi 14 octobre 2020, en marge des répétitions.

Fiona Manenc est venue saluer l’actrice et a échangé avec elle quelques minutes. Les deux femmes ont parlé du métier de flic, des différences entre la télé et la réalité, mais aussi de l’uniforme (que la vraie policière porte contrairement au personnage de Florence Cassandre à l’écran).

« J’ai regardé quelques épisodes », confie à l’Essor la commissaire, qui n’est pas particulièrement une adepte des séries policières. « J’en vis tellement au quotidien que j’ai plus envie de déconnecter. » Fiona Manenc se dit en tout cas « contente de voir Annecy représentée en série ». Elle trouve notamment que « les images sont vraiment très belles » et mettent en lumière « des endroits emblématiques ».

Le niveau de délinquance de Marseille

Toutefois Fiona Manenc porte un regard forcément plus acéré sur l’intrigue policière du feuilleton. « On voit la délinquance d’une grande ville comme Marseille dans Annecy », observe-t-elle. Le scénario ne reflète donc pas le quotidien des agents du commissariat annécien. « Heureusement que, quand je fais mon footing, je ne trouve pas un cadavre dans le Thiou ! », sourit-elle.

La fiction apparaît « plus rapide » que la réalité dans le relevé des empreintes sur les scènes de crime et ne montre pas toute la « partie hyper importante qu’ont les enquêteurs sur ordinateur », notamment pour saisir les procès-verbaux d’auditions.

Le rôle d’une commissaire est également différent. Sa mission : « Résoudre les problèmes pour que les effectifs puissent travailler dans de bonnes conditions ». Elle ne participe pas aux expertises et interrogatoires, mais va sur le terrain pour des opérations sur la voie publique (manifestations, contrôles routiers…) et entretien les relations avec les partenaires (préfecture, tribunal, transports en commun, bailleurs sociaux…).

« La série se concentre sur le côté judiciaire et l’enquête », note Fiona Manenc. Sans compter qu’on voit « entre 5 et 10 personnes » à l’écran, alors qu’il y en a 150 au commissariat d’Annecy. Dont certains agents « qui regardent » Cassandre, nous avoue la commissaire.