Haute-Savoie: la progression du Covid va-t-elle impacter les frontaliers?

Les chiffres donnés par le préfet Alain Lespinasse montrent une progression plus forte du Covid-19 en Suisse qu’en Haute-Savoie.
Les chiffres donnés par le préfet Alain Lespinasse montrent une progression plus forte du Covid-19 en Suisse qu’en Haute-Savoie.

« À ce stade, je n’ai pas d’information », a répondu Alain Espinasse, le préfet de la Haute-Savoie, à la question de savoir si des restrictions à la frontière franco-suisse étaient à prévoir du fait de la progression du coronavirus dans le département.

De toute façon, la hausse des cas positifs n’est pas unilatérale.

En effet, alors que le taux d’incidence en Haute-Savoie était de 106,5 au 13 octobre, il était à la même date de 217,3 dans le canton de Genève, de 140,8 dans le canton de Vaud et de 170,8 dans le canton du Valais.

« La situation est nettement plus élevée dans les 3 cantons par rapport à la Haute-Savoie, soulignait le représentant de l’État, lors de la conférence de presse en préfecture le 14 octobre. Tout le monde surveille les courbes et on voit bien qu’on est sur des situations similaires ».

Quel impact sur les travailleurs frontaliers ?

Quant à l’impact que cela peut avoir sur les travailleurs frontaliers, le préfet haut-savoyard a renvoyé vers un arrangement franco-suisse pris récemment.

« Il y a 15 jours, il y a eu un accord national entre les autorités françaises et les autorités suisses fédérales puisqu’on est sur des questions régaliennes. Alors que la Suisse impose une quatorzaine à toutes les personnes qui arrivent en Suisse, trois régions limitrophes – le Grand Est, la Bourgogne Franche-Comté et l’Auvergne Rhône-Alpes – ont été dispensées de cette contrainte ».

Et si restriction il devait y avoir, les autorités nationales françaises et helvétiques rediscuteraient « du choix et des arbitrages rendus il y a quinze jours de cela ».