Cruseilles : l’école de musique ne baisse pas les bras malgré la covid-19

13 professeurs sont salariés de l'association.
13 professeurs sont salariés de l'association.

Comme toutes les associations, le printemps a été très compliqué pour l’école de musique intercommunale créée en 1987 à Cruseilles. Nicole Mourey-Mousson, directrice de cette école depuis 2012, fait le point alors que la rentrée a pu être effectuée dans de bonnes conditions.

13 professeurs salariés

Treize professeurs, tous salariés de l’association « École de musique du Pays de Cruseilles », encadrent les élèves dans leur formation. Flûte, clarinette, saxo, trompette, trombone, cor, tuba, piano, guitare basse, batterie percussion sont autant d’instruments qui peuvent être utilisés par les élèves.

Des cours de 5 à 77 ans

Dès l’âge de 5 ans, les enfants peuvent participer à des séances, dites d’éveil. Et, il faut savoir qu’un cursus dure 8 ans. Depuis 2014, une modification pédagogique importante a eu lieu avec un enseignement différent, notamment avec la suppression de l’examen, remplacé par une évaluation formative. Ainsi, l’élève, à la fin de sa formation, doit faire un concert. Ce changement radical de fonctionnement a permis de diminuer de 30 à 10 % les arrêts en fin d’année. Une chorale adulte, d’environ 25 personnes, se réunit une fois par mois, le mardi soir, de 19h30 à 21h00.

Des aides financières vitales

Sachant qu’une heure de cours coûte, à l’année, 1600 euros, le budget de l’association est donc conséquent. Si le montant des inscriptions, qui varie de 125 à 450 euros, plus 30 euros d’adhésion, permet une rentrée d’argent conséquente, le budget ne pourrait être bouclé sans les précieuses aides de la communauté de communes du Pays de Cruseilles et du Département. Il faut savoir que l’association intervient également beaucoup en milieu scolaire, l’an passé 60 classes sur 67 ayant été visitées.

Des élèves et musiciens à l’étroit

Victime de son succès, l’école de musique du Pays de Cruseilles se sent très à l’étroit dans ses locaux, et doit refuser chaque année de nouveaux élèves par manque de place. Et les élèves et professeurs sont disséminés un peu partout lors des répétitions, dans des salles de répétition mais aussi dans la grande salle qui sert de conseil communautaire une fois par mois.