Le pays bellegardien dans l’illégalité, durant presque 20 ans

Située dans la zone industrielle d’Arlod, l’aire temporaire d’accueil fonctionnait depuis mai 2019.
Située dans la zone industrielle d’Arlod, l’aire temporaire d’accueil fonctionnait depuis mai 2019.

Depuis 2000, la loi oblige toutes les communes de plus de 5 000 habitants à avoir une aire d’accueil pour les gens du voyage. Une obligation que n’a jamais respecté la ville de Bellegarde. Le schéma départemental d’accueil et d’habitat des gens du voyage (SDAHGV)était appliqué dans la totalité du département excepté le pays bellegardien, qui se retrouvait dans l’illégalité, depuis des années. Depuis le 1er janvier 2017, la construction d’une aire d’accueil relève de la compétence intercommunale. Sans cette aire d’accueil, la procédure d’expulsion pour les occupations illégales de terrain s’avérait compliquée, longue et coûteuse.

Avec la mise en place d’une aire d’accueil provisoire de 15 emplacements (nombre imposé par le SDAHGV), inaugurée en mai 2019, la collectivité se mettait enfin en conformité avec la loi. La procédure d’expulsion, pour les occupations illicites de terrains, dans tout le pays bellegardien, était facilitée.

Sur 12 000 m2, l’aire d’accueil provisoire comptait 12 bornes électriques, 8 arrivées d’eau, 6 douches et 6 toilettes. La CCPB louait le terrain à un particulier pour un montant de 3 000 € mensuels environ. Cette aire devait laisser place à un ou deux équipements définitifs, programmés pour la fin d’année 2019 ou le début d’année 2020, avec 30 emplacements (soit 60 caravanes, 240 personnes, avec des sanitaires, un réseau électrique adaptés). La CCPB avait budgété 800 000 € pour la réalisation des aires définitives. Les travaux ont finalement pris du retard et le coût final s’avère déjà plus élevé, pour seulement 22 emplacements sur les 30 prévus.