Pays bellegardien : encore une année sans la fameuse Retordica…

La dernière Retordica regroupait tout : soleil, belle neige, mushers compétitifs, chiens remarquables...
La dernière Retordica regroupait tout : soleil, belle neige, mushers compétitifs, chiens remarquables...

Après avoir soufflé ses 35 bougies en 2019, elle nous avait déjà manqué l’an dernier. La dernière édition de la Retordica, course internationale de traîneaux à chiens, de ski-joëring et pulka, qui, comme son nom l’indique, se déroule sur le plateau de Retord, avait été annulé en 2020 faute… de neige !

Cette année s’est vêtue de son plus beau manteau blanc depuis plusieurs semaines. La course qui donne à notre territoire des airs de Grand Nord, devait se tenir le week-end du 6 et 7 février 2021. Mais évidemment, avec le virus qui joue à l’épée de Damoclès, les choses ne sont pas si simples…

On reste à l’équilibre

Christophe Lebesgue, directeur du GIP (groupement d’intérêt public) de Retord, entité qui organise l’événement, nous indiquait récemment avoir demandé l’autorisation du maintien de l’événement, auprès de la préfecture de l’Ain. Il ajoutait d’ailleurs « Si les conditions qui nous sont soumises sont trop contraignantes, nous, l’association (le foyer d’activités nordiques de Cuvéry-Retord, une association créée en 1976, Ndlr), nous serons obligés de décliner. Par exemple, il n’est absolument pas envisageable de faire une Retordica à huis clos ! Cela n’aurait pas grand intérêt. En plus de cela, nous mettons bien trop d’énergie dans l’organisation de cet événement pour qu’il n’y ait aucune retombée pour l’association. » Impensable, donc, de devoir débourser de l’argent pour un événement qui ne rapporterait rien. « La vie de l’association est basée sur les recettes de l’événement », rapporte-t-il.

Finalement, la question des conditions ne se pose même pas puisque la Préfecture a répondu défavorablement à la demande de maintien de l’événement.

Question de responsabilité !

« On s’y attendait. Beaucoup d’autres manifestations ont été annulées alors il y avait peu de chances que celle-ci soit maintenue », indique Christophe Lebesgue, résigné. Il conclut : « Il faut aussi être responsable pour se débarrasser de ce virus. Tout le monde dans l’association ne partage peut-être pas mon point de vue, mais faire un événement qui réunit beaucoup de personnes, ça me paraît aller à l’encontre de la responsabilité collective qu’on peut avoir. »

L’année prochaine sera la bonne, on l’espère !