Troisième confinement : il n’y aura pas de décision avant le 30 janvier

Cette fois, la rumeur d’un reconfinement gagne en crédibilité.
Cette fois, la rumeur d’un reconfinement gagne en crédibilité. - Photo d’archives

Reconfinera ? Reconfinera pas ? Si l’on en croit nos confrères du Journal du Dimanche, dans un article du 24 janvier, ce ne serait plus qu’une question de jour avant que l’exécutif n’annonce un nouveau confinement. L’hebdomadaire cite « plusieurs sources haut placées au sein de l’exécutif » qui affirment que « la décision est sur le point d’être prise ».

Cependant, alors qu’une prise de parole était pronostiquée pour le mercredi 27 janvier, l’Élysée a annoncé lundi 25 janvier, qu’aucune décision, «  statu quo ou confinement », n’interviendrait avant la fin du mois, soit quinze jours après la mise en place effective du couvre-feu généralisé à 18 h le samedi 16. «  On avait dit aux Français que la clause de revoyure interviendrait quinze jours après. Nous restons dans notre cohérence. On ne précipite pas les choses », explique l’entourage d’Emmanuel Macron. Le conseil de défense sanitaire est malgré tout maintenu et le point presse traditionnel du jeudi devrait se tenir, précisent nos confrères de La Voix du Nord.

De son côté, dans un entretien accordé au journal Le Parisien, le ministre de la santé Olivier Véran disait dimanche 24 janvier attendre « d’être fixé sur les effets du couvre-feu ». « On le sera la semaine prochaine », précise-t-il. « Si ça ne baisse pas et si les variants commencent à se diffuser partout », le gouvernement « prendra des mesures supplémentaires », prévient-il. « Et cela s’appelle le confinement. »

« Il n’y a pas de décision prise, et les prochains jours seront décisifs », a indiqué de son côté le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, lors de l’émission de France 3 Dimanche en Politique. Mais « par principe, tous les scenarii sont sur la table ».

Dimanche 24 janvier, le nombre de malades hospitalisés avait encore augmenté, passant à 26.357 soit un bon millier de plus qu’une semaine avant. Les services de réanimation – où sont les cas les plus graves – comptent eux 2.955 malades, contre 2.766 sept jours auparavant.

Invité sur BFMTV, le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, a par ailleurs déclaré qu’il faudra « probablement aller vers un confinement. » Invité par franceinfo, Denis Malvy, membre du Conseil scientifique et chef du service des maladies infectieuses et tropicales au CHU de Bordeaux, estime que « nous nous avançons vers un confinement, c’est nécessaire pour nous permettre de repartir et de rebondir à la fin du printemps et de l’été avec toute la France qui veut se mettre au travail ».

l’Élysée mise sur la prudence

Rien ne sera donc acté avant le conseil de défense du mercredi 27 janvier, a précisé Matignon, même si la probabilité de la mise en place d’un nouveau confinement est renforcée. Cette prudence tranche avec la quasi-certitude affichée en privé par certains membres du gouvernement qui ont alimenté les médias ces derniers jours, laissant voguer l’idée que Matignon et l’Élysée préparaient les esprits. Le démenti était formel des deux côtés, ce lundi.

« Et l’on va jusqu’à tenter de remonter auprès des journalistes l’origine des fuites. Comme celle d’une réunion autour du Premier ministre, qui aurait évoqué vendredi le scénario d’un confinement de trois semaines. « Il n’a eu aucune réunion sur la crise ce jour-là », dément son équipe. », précise encore La Voix du Nord.

«  Certains ont voulu aller dans le sens du vent en disant que le confinement était acté. La vérité c’est qu’ils n’en savent rien, tempête-t-on au sommet de l’État. Ces personnes font prendre un risque énorme au président de la République, en faisant croire qu’on cherche seulement le bon moment pour l’annoncer. »

Et les écoles ?

Si le scénario du reconfinement paraît de plus en plus probable, qu’en sera-t-il des écoles ? Seront-elles fermées cette fois, contrairement au confinement de l’automne ? « La situation permet la continuité scolaire. Mais nous sommes vigilants », assure le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer au JDD. « Tout notre travail consiste à éviter » une fermeture des établissements, « même si elle reste concevable en cas de nécessité absolue. L’école reste essentielle pour nos enfants ».