Les Houches : il écrase une chienne et porte plainte contre sa maîtresse

L’affaire a finalement été classée sans suite. Photo d’illustration
L’affaire a finalement été classée sans suite. Photo d’illustration

Classée sans suite par le tribunal de Bonneville jeudi 28 novembre, l’affaire ne date pas d’hier. En 2016, une habitante des Houches voit un de ces voisins faucher ses deux chiennes au volant d’un quad. Si la première a été épargnée, sa sœur Bali, un colley âgé de 10 ans n’a pas survécu aux multiples blessures causées par le choc.

Une pétition pour demander justice au procureur de Bonneville

Sous le choc, la maîtresse des deux chiennes, maman de trois enfants, décide de porter plainte contre son voisin. L’enquête de gendarmerie conclura que « rien ne laisse entendre qu’il s’agit d’un acte volontaire ». La mère de famille lance donc une pétition en ligne adressée directement au procureur de Bonneville afin que « cette affaire soit traitée avec importance… et que monsieur x ne continue pas de maltraiter les animaux du quartier sans rester impuni ». La mère de famille explique sa version des faits : « Monsieur X a accéléré et visé mes chiennes… Il s’est arrêté et a annoncé fièrement qu’il n’avait pas fait exprès et a repris sa route laissant notre chienne gisant ensanglantée… A aucun moment monsieur n’a aidé à amener notre chienne chez le vétérinaire, ou n’a pris de ses nouvelles ». Cette pétition, qui compte plus de 5000 signatures aujourd’hui, a été partagée par une association de protection animale sur les réseaux sociaux, attirant les foudres de nombreux internautes.

Le chauffard porte plainte contre les internautes

Parmi les milliers de commentaires accessibles à tous en ligne, certains sont injurieux, d’autres appellent même à la violence. « « Il lui faut une punition exemplaire à ce pourri je veux bien m’en occuper si la justice ne fait rien » ; « Moi le mec je le tue, impossible de rester sans rien faire c’est une crevure » ; « Il s’en prend à des animaux parce qu’il n’a pas de c******* pour affronter un être humain » ; « Mais p***** prenez une batte de base-ball, attendez qu’il passe et occupez-vous de son cas ». Le chauffard, dont les nom et prénom sont affichés publiquement est la cible des commentateurs déchaînés. Ce dernier décide donc de porter plainte pour injures publiques et propos diffamatoires à l’encontre de l’auteur de la pétition et des commentateurs les plus virulents. Plus de deux ans après les faits, huit prévenus se retrouvent convoqués au tribunal de Bonneville. Jeudi 28 novembre, seulement quatre d’entre eux étaient présents dont l’initiatrice de la pétition. Après que les avocats des accusés ont plaidé, le tribunal a finalement classé le dossier sans suite pour cause de prescription, les commentaires ayant été publiés en octobre 2016.

«Toute cette boue remonte à la surface»

Dans son plaidoyer, l’avocat du chauffard insiste sur les répercussions que cette affaire a pu avoir sur son client. «  Il a été traité de tous les noms et ils vont rester impunis, peinards ? Aujourd’hui ces messages calomnieux peuvent arriver aux yeux de sa famille, de ses proches mais aussi de ses partenaires professionnels. Mon client est une personne connue dans la vallée et toute cette boue remonte à la surface ».