Touché par la crise sanitaire, le service jeunesse de la Communauté de communes Faucigny-Glières ne désespère pas

Au service jeunesse de la CCFG, les activités sportives tiennent le haut du pavé.
Au service jeunesse de la CCFG, les activités sportives tiennent le haut du pavé.

Ironie du sort, l’antenne bonnevilloise du service jeunesse (« La pause »), située à côté du collège Samivel, organisait une présentation de ses missions jeudi 1er avril, au lendemain des annonces d’Emmanuel Macron, synonymes de nouveau coup dur pour les activités périscolaires (sport, culture…). Comme l’an dernier, les vacances de Pâques rimeront avec loisirs réduits à la portion congrue. Pas de quoi cependant décourager les animateurs d’un service jeunesse qui dépend de la Communauté de communes Faucigny-Glières.

À 30 ans, Léo Conil-Gonnet en assure la direction depuis septembre dernier. Auparavant CPE (Conseiller principal d’éducation) au lycée agricole de Contamine-sur-Arve, celui qui entraîne aussi l’équipe de football féminine de Marignier détaille les activités d’un service dédié à la tranche d’âge 11-17 ans (environ 2000 en font partie au sein de la CCFG) : « Nous allons à la rencontre des jeunes dès la sortie du collège. Le mercredi après-midi, nous nous rendons dans les quartiers. À Bonneville, nous avons des locaux au Bois Jolivet et aux Îles, bientôt à Bellerive. Nous allons d’ailleurs reconduire le dispositif « Aimez-vous » entre fin mai et fin juin, où nous proposerons des activités (jeux, challenges sportifs, goûters…) dans ces quartiers, ainsi qu’au Bouchet et à Marignier. »

L’antenne de Marignier bientôt rapprochée du collège

Marignier où se trouve par ailleurs la seconde antenne (« Le 113 ») du service jeunesse de la CCFG. « Elle va être relocalisée près du collège Camille-Claudel car ce sont essentiellement des collégiens qui la fréquentent mais nous ambitionnons d’aller vers un public plus âgé, à l’image de ce que peuvent faire les missions locales  », annonce Stéphane Valli.

Le président de la CCFG rappelle le bien-fondé du service jeunesse et ne compte laisser personne de côté : « En termes de vie en collectivité, d’ouverture culturelle et de démarche éducative, c’est incontournable. Bonneville et Marignier sont les deux communes où il y a le plus de jeunes mais nous voulons aussi toucher ceux des quartiers et des territoires ruraux qui n’ont pas forcément l’habitude de venir. »

Tisser des liens avec les associations

La prévention de la délinquance et des incivilités ne sont pas oubliées, comme l’explique Léo Conil-Gonnet : « Des interventions pluridisciplinaires dans les quartiers avec un animateur et un éducateur sont régulièrement organisées.  » Des liens sont également tissés avec les associations : « Nous veillons à faire le trait d’union entre elles et les collectivités  », formule le directeur du service Jeunesse. Des associations qui sont essentiellement sportives, sur un territoire où la culture demande encore à être développée : « Nous tâchons cependant d’initier les jeunes à la danse ou au théâtre  », cite Léo Conil-Gonnet. Des activités qui reprendront de plus belle au sortir de la crise sanitaire.