Genève : les terrasses des cafés et restaurants prises d’assaut

« Chacun a dû se débrouiller comme il pouvait, témoigne une restauratrice du centre-ville de Genève. J'attends beaucoup de cette ouverture, les clients reviennent immédiatement.». ©DRK
« Chacun a dû se débrouiller comme il pouvait, témoigne une restauratrice du centre-ville de Genève. J'attends beaucoup de cette ouverture, les clients reviennent immédiatement.». ©DRK

On n’y croyait plus ! Le soleil était au rendez-vous ce lundi 19 avril pour fêter la fin de quatre longs mois de fermeture pour les cafés et restaurants. Les terrasses de Genève étaient noires de monde et cela dès midi. « Toutes les places ont été réservées avant l’ouverture et elles le sont déjà pour demain  » confiait un cafetier, «  les habitués sont revenus !  »

La bonne humeur des Genevois

« C’est un grand sentiment de liberté  », s’exclame un client assis devant son verre de bière. Deux jeunes Genevois plaisantent, affalés sur leur chaise tout en suivant du regard les passants : « C’est incroyable, quel plaisir, je suis apprenti et je viens de loin pour profiter de la terrasse en pleine Vieille-Ville  ». « Moi d’habitude, je ne viens jamais ici, poursuit son ami, jeune étudiant. Mais je suis très content. Le covid n’existe plus ! » ose-t-il proclamer. Au moins le temps d’un verre…

Toutes les activités à nouveau autorisées

Ce n’est pas encore la libération totale, car le service ne se fait qu’en terrasse mais le signal est donné pour un retour progressif à la normale. Le port du masque reste obligatoire sauf pour les clients qui devront consommer assis. Chaque table pourra accueillir quatre personnes au maximum, dont les coordonnées devront être enregistrées. Les tables devront être distantes de 1,5 mètre, à moins qu’une séparation ne soit installée. « C’est un risque à prendre, souligne un restaurateur mais la situation devenait intenable. S’il faut reconfiner dans quelque temps, nous ne le supporterons pas !  »

La grande débrouille

Pas de licenciement chez Vincent, chef du restaurant devant l’Hôtel de ville, qui emploie cinq personnes mais « des difficultés car les indemnités et compensations prévues par la Caisse de chômage ne suivent pas, dit-il. On sert des repas de 11h 30 à 14h 30 et sept jours sur sept. Le soir je n’ouvre pas encore, il fait trop froid. Pendant le semi-confinement, j’en ai profité pour mettre au point de nouveaux menus, repeindre mon restaurant et refaire la cuisine ».

Robert Kramer, ex-conseiller d’Etat, passait par là, au Bourg de Four, l’air réjoui, profitant de l’ambiance joyeuse autour de lui. « C’est une excellente décision et les restaurateurs ne supporteraient pas une nouvelle fermeture ». Les clients non plus visiblement…