A Thonon, le salon du chiot ne fait pas l’unanimité

A Thonon, le salon du chiot ne fait pas l’unanimité

Les 5 et 6 octobre, l’Espace Tully de Thonon accueillera, cette année encore, le salon du chiot. Quelques races de chats seront aussi présentées.

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Des chiots nés dans

des élevages français

Ce sont des éleveurs naisseurs, producteurs, français qui tiendront salon. Ce terme signifie que les chiots naissent en France dans des élevages français et qu’ils sont élevés par des professionnels qui se disent passionnés par leur métier. Ce ne sont donc ni des revendeurs ni des importateurs. Un grand nombre d’exposants venus de toute la France viendront présenter de nombreuses races canines, du berger australien au bichon maltais, en passant par le yorshire et bien d’autres encore. Ils donneront des conseils et répondront à toutes les questions des futurs acheteurs. «  Le but d’un tel salon est de faciliter la relation entre des éleveurs et des clients potentiels » indique Kevin Blaison, l’organisateur de l’événement.

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Des chiots soumis

à un contrôle vétérinaire

Ce sont environ 300 chiots qui seront présentés au public. Agés d’au minimum huit semaines, ils sont identifiés, vaccinés et soumis à un contrôle vétérinaire. Ils repartiront dans leur famille avec leur carnet de santé, une attestation de cession et une documentation sur leurs besoins physiques et physiologiques. Différents stands proposeront de la nourriture spécialisée et des accessoires, jouets, colliers et gamelles.

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Des salons néanmoins décriés

Mais si le salon du chiot a ses adeptes, il a aussi ses détracteurs. Flou sur la question du LOF (Livre des origines françaises), sevrage souvent précoce conduisant à des comportements agressifs à l’âge adulte, achat coup de cœur payé en plusieurs mensualités, multiplication des chiots alors que les refuges sont pleins à craquer… : les griefs contre les salons du chiot ne manquent pas pour les défenseurs des animaux. « On n’achète pas un chien dans un salon comme on achète un frigo ou une voiture. Si on veut un chien de race, il faut se déplacer jusqu’à l’élevage et rencontrer les parents » remarque Estelle, éducatrice canin qui viendra avec des amis distribuer au public des tracts à l’entrée du salon.

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Une vague d’abandons redoutée

Du côté de la SPA du Chablais, on s’attend, comme après chaque salon du chiot, à une vague d’abandons. « Il y a 3 ans, on nous a laissé dès le lundi un pinsher acheté le dimanche. Le couple avait réalisé dans la nuit qu’aucun des deux n’aurait suffisamment de temps pour s’en occuper. Ils l’avaient quand même payé 1 500 euros » souligne Marinella Emery, présidente du refuge.

Suite au témoignage, dans Le Messager du jeudi 3 octobre, d’une Chablaisienne qui avait dû euthanasier un bébé chow-chow acheté lors du salon du chiot de Thonon, en 2014, en raison de problèmes de comportement, Kévin Blaison, organisateur de l’édition 2019 du salon tient à souligner qu’il n’était pas l’organisateur du salon à l’époque.