Une rando inoubliable avec des Saint-Bernard

Si les huskies et leurs traîneaux sont les stars de l’hiver, les Saint-Bernard n’ont rien à leur envier et peuvent afficher, sans complexe, leur légende séculaire. Quatre-vingt-cinq kilos pour les mâles… Depuis toujours, ces sumos à poils impressionnent. Mais ce sont leurs qualités uniques qui ont rendu leur pédigrée iconique.

A l’origine, un certain Barry, d’un courage à toute épreuve. Il vécut à l’Hospice du Grand Saint Bernard -un refuge qui abrite toujours une communauté religieuse- de 1800 à 1812. Douze années de labeur et de sauvetage. Il faut dire que le col est la voie de passage des pèlerins qui se rendent à Rome. Accidents, avalanches, leur périple vire souvent au cauchemar. Les moines et leurs chiens sont alors leur unique chance de salut. Il faut voir l’énergie que mettent Barry et ses congénères à creuser la neige de leurs pattes musclées sur plusieurs mètres de profondeur. De vraies tractopelles ! Avec à son actif quarante voyageurs arrachés à une mort certaine, Barry reste à jamais « le » super champion du secourisme, cité encore aujourd’hui en exemple.

Des moments privilégiés

Depuis 2005, les religieux ont confié leur chenil, vieux de 300 ans, à la Fondation Barry, située à Martigny dans le Valais. Expositions permanentes qui retracent l’histoire de la race, événements, activités avec et autour du Saint-Bernard sont proposés au Barryland toute l’année. « L’été, nous organisons au Grand Saint Bernard deux randonnées par jour, le matin et l’après-midi », nous explique Anna Tichelli, en charge des manifestations. « Des moments privilégiés, dans un cadre naturel exceptionnel. Même si certaines pentes sont un peu raides -nous sommes en haute montagne-, ces excursions restent accessibles dès dix ans à un public en bonne condition physique. De là-haut, les points de vue sont époustouflants et les lacs d’une beauté rare. Les chiens guideront vos pas mais ils réclameront aussi beaucoup de câlins ! »

A votre retour, vous pourrez déjeuner ou goûter à la fondation. Les enfants seront ravis d’assister aux soins des animaux et d’apercevoir les chiots, super craquants évidemment, qui jouent dans leur jardin dédié. « Certains sont à vendre, poursuit Anna.Mais attention, la liste d’attente est très longue car nous n’accueillons qu’une petite dizaine de naissances par an. » Les adoptants doivent répondre à de nombreux critères car vivre avec un Saint-Bernard est un privilège que seuls d’heureux élus très disponibles et possédant de grands espaces peuvent s’offrir.