Once upon a time in Hollywood… l’Aixoise Ana Florit

Quel est le point commun entre Ana Florit et Quentin Tarantino ? Réponse : le cinéma. Si elle n’a, jusqu’à présent, jamais travaillé avec le réalisateur de Pulp Fiction et de Once upon a time in Hollywood, l’Aixoise fait, comme lui, partie de l’industrie cinématographique américain. Elle exerce la profession de monteuse de films à Los Angeles.

Vous êtes partie une première fois aux États-Unis à l’âge de 18 ans. Est-ce là-bas que la passion pour le cinéma est venue ?

J’ai toujours eu cette passion. J’ai grandi en regardant principalement des films américains, beaucoup de science-fiction et d’action des années 80-90. J’ai toujours eu envie de partir là-bas pour voir si c’était comme je l’imaginais. Et c’est le cas.

Qu’est-ce qui vous plaît dans le 7e art ?

Regarder un film ou une série, c’est un moyen de s’évader de la routine quotidienne. Voir des personnages affronter des obstacles infranchissables et arriver à s’en sortir à la fin, ça fait battre le cœur un peu plus fort. J’ai toujours eu envie de faire partie des gens qui rendre ces mondes et ces histoires un peu plus réelles pour leur public.

Avant de traverser l’Atlantique, vous avez exercé en France…

La plupart de mes expériences en France ont été du côté du théâtre. L’industrie cinématographie française est beaucoup plus fermée. Aux États-Unis, l’industrie est plus grande. Si tu travailles dur et que tu rencontres les bonnes personnes, tu as une bonne chance de trouver du travail.

Finalement, c’est vers ce cinéma que vous êtes revenue il y a dix ans.

Le cinéma américain, de mon expérience, privilégie l’histoire, là où le cinéma français met plus d’importance sur la valeur artistique d’un film. Les deux approches sont valables mais pour moi, une bonne histoire est à la base du genre de films que j’aime regarder et sur lesquels j’ai envie de m’investir professionnellement.

Vous êtes monteuse de films. Pourquoi ce métier ?

En 2008, avant de m’installer à Los Angeles, j’ai réalisé un moyen-métrage, en Savoie d’ailleurs. Ça a été une expérience très importante pour moi car cela m’a permis de toucher un peu à tout. J’ai écrit le scénario, réalisé le film avec mon ami Benjamin Heyblom-Taliercio, joué et, pour la première fois, fait le montage. Et c’était celui que j’aimais le plus.

Faire du montage, c’est un mélange d’aspect technique et de liberté artistique. C’est pendant le montage qu’un film trouve sa forme, celle que vous pourrez voir au cinéma. On a plus de contrôle sur le produit final.

Votre filmographie fait ressortir pas mal le genre horreur-épouvante.

La compagnie pour laquelle je travaille est connue pour ce genre de films mais j’essaie d’être aussi éclectique que possible en termes de projets. J’ai travaillé sur des comédies, des drames, des films d’action, des films romantiques et même d’animation. Je suis juste plus reconnue pour des projets comme la série Sharknado pour la chaîne Syfy.

Quels sont vos projets à venir ?

Après avoir terminé le film pour la chaîne américaine ION, je devais enchaîner sur une comédie de Noël. Après, c’est à voir quel projet se présente. Il y a un film un peu à la « Top Gun » en développement que j’aimerais beaucoup faire mais rien n’est sûr pour l’instant.

Avec quel(le)s acteurs / actrices avez-vous collaboré ?

J’ai aussi eu la chance de travailler avec de très bons acteurs et réalisateurs comme Michael Madsen, Ian Ziering, Tara Reid, Casper Van Dien. Je ne serai pas là où j’en suis aujourd’hui sans eux et sans les centaines de personnes qui travaillent d’arrache-pied sur toutes les productions.