Chablais : à la frontière, ce privilège mal connu dont bénéficient les producteurs

Pascal Chatelain a hérité de l’exploitation de son père, qui avait planté ses premières framboises en 1946.
Pascal Chatelain a hérité de l’exploitation de son père, qui avait planté ses premières framboises en 1946.

C’est une frontière invisible. Aucun douanier à l’horizon ni même de signalisation. Au quotidien, les Chablaisiens sont pourtant des milliers à pénétrer en ‘‘zone franche’’ sans le savoir. A Loisin, plus de la moitié du village est soumise à cette réglementation méconnue. Au bout d’un chemin perpendiculaire à la route départementale, l’exploitation de Pascal Chatelain fait figure de porte d’entrée. «  Ici on est des zoniens !  » glisse avec un sourire amusé le maître des lieux, patron de la ‘‘Framboiseraie’’ familiale depuis 1988. «  Vous voyez, ce qui délimite la zone, c’est la route qui va à Annemasse. En-dessous, vous êtes dans la zone, au-dessus vous n’y êtes plus  », tente de faire comprendre le Chablaisien, pointant du doigt la voie bitumée filant à l’horizon.

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