Genevois : le boom des poney-clubs

De gauche à droite : Lise Dubouchet (salariée), Nicolas et Romane Dutoit (associés et gérants), aux Écuries du Fort, à Viry, jeudi 3 mars.
De gauche à droite : Lise Dubouchet (salariée), Nicolas et Romane Dutoit (associés et gérants), aux Écuries du Fort, à Viry, jeudi 3 mars.

Alors que les structures des Vallentien et de Serge Favre ne sont « que » des pensions pour chevaux, les Écuries du Fort, à Viry, sont un centre équestre à part entière, avec son poney-club.

Autre différence : dans le cas de Nicolas Dutoit et de sa fille Romane, il ne s’agit nullement d’une reconversion. « J’ai toujours aimé les chevaux, retrace Romane. Après mon bac, j’ai passé un monitorat d’équitation. » Au même moment, Nicolas possède une entreprise dans la distribution automatique, à Saint-Julien-en-Genevois. Il la revend pour s’associer à sa fille et s’insérer dans le petit monde de l’équitation.

« Il y a une dizaine d’années, nous n’aurions pas eu le droit de construire sur des terrains agricoles. La réglementation a changé, rappelle Nicolas. Maintenant, nous cotisons à la Mutualité sociale agricole (MSA), nous sommes considérés comme des agriculteurs à 100 %. »

« Tout le monde s’y retrouve »

Ouvertes depuis juin 2016, les Écuries du Fort, qui accueillent 16 chevaux en pension et 14 poneys, ne sont pas seules sur le marché local des poney-clubs.

Il en existe plusieurs dans un rayon de quelques kilomètres (à Viry, Présilly, Chênex, Vulbens, Dingy-en-Vuache…). Pas trop rude, la concurrence ? « J’ai l’impression que tout le monde s’y retrouve, répond Nicolas. Chacun a son créneau : certains sont plus axés sur le loisir, d’autres plus sur la compétition. »

Le père de Romane se montre nuancé à propos des agriculteurs laitiers qui passent du bovin à l’équin : «  Ils s’occupent très bien des chevaux mais à leur façon. Ils ne maîtrisent pas forcément les parties commerciale et relationnelle. Beaucoup d’agriculteurs prennent quelques chevaux qui ne sont plus montés en pension dans leurs prés. Souvent, c’est une activité complémentaire ou pour s’occuper à la retraite. Les structures avec manège restent assez rares. »