Vallée d’Abondance : ce moniteur de ski propose des formations de sauvetage avalanche

Julien Roques prévoit sa première formation Sauvetage avalanche dimanche 13 mars au lac des Plagnes.
Julien Roques prévoit sa première formation Sauvetage avalanche dimanche 13 mars au lac des Plagnes.

A l’entendre parler de prévention des avalanches, on pourrait croire que Julien Roques parle un tout autre langage si l’on n’est pas initié aux sciences de la neige et de la météo. Sous-couche fragile persistante, gobelets, faces planes… Autant de termes essentiels pour les professionnels des stations de ski, qui leur servent à analyser leur environnement mais aussi à lire les bulletins d’estimation du risque d’avalanche (Bera) édités par Météo France.

« Le niveau d’alerte avalanche ne peut pas dire grand-chose seul »

‘‘Savoir lire le Bera’’ fait partie des compétences obligatoires, enseignées dans la formation de moniteur de ski, suivie par Julien. « Le niveau d’alerte en soi ne veut pas dire grand-chose (de 1 à 4, NDLR) », explique-t-il en prenant exemple sur le dernier bulletin de Météo France édité pour le massif du Chablais. « En montagne, ce n’est pas comme en mer. Il faut prendre connaissance des épisodes météorologiques précédents. En mer, une fois qu’une tempête est passée, c’est fini, compare-t-il. Par exemple, une neige légère, après quelques jours au Nord et au froid, va se transformer en face plane puis en gobelet. Elle sera plus ‘‘creuse’’. Ces couches de neige ont beaucoup moins de cohésion. Elles peuvent être bonnes à skier et pas dangereuses, tant qu’elles ne sont pas enfouies. Une fois enfouies, il y a des risques de foyer d’effondrement. »

Une première session pour savoir chercher une victime

Toutes ces mécaniques propres aux couches neigeuses varient selon les températures, l’exposition du flanc de montagne ou encore sa pente. Autant d’éléments que les amateurs de ski de randonnée ou de hors-piste doivent prendre en compte avant de se lancer. Pour éviter de se retrouver dans des secteurs à risque ou à des moments plus dangereux.

Ses connaissances de ‘‘la trace’’ dans la neige, Julien Roques les a perfectionnés à l’Anena et a appris à former du public. Il espère enseigner à l’avenir des sessions ‘‘Comprendre la trace’’ et ‘‘Faire la trace’’ à destination des randonneurs à ski.

Avant cela, il a programmé une session de formation de sauvetage avalanche. A la fin de la demi-journée de formation, les skieurs sauront « gérer seuls une situation de recherche et de dégagement d’une victime d’avalanche » et « participer efficacement à une recherche collective gérée par un leader ». « Le mieux, c’est évidemment de ne pas en arriver là, précise le moniteur de ski. Mais il faut aussi apprendre les réflexes en cas d’avalanche, car chaque minute compte. »

La formation est prévue dimanche 13 mars, à 8 heures, au lac des Plagnes (sauf perturbation météorologique de dernière minute). Inscription sur le site de l’Anena.