Accords d’Evian : habitants en 1962, ils racontent leurs souvenirs de l’époque

Walter Liotta, à côté d’un tableau représentant son ancien salon de coiffure.
Walter Liotta, à côté d’un tableau représentant son ancien salon de coiffure.

Henri Gateau, retraité. En 1962, il avait 19 ans.

« Lorsqu’il y a eu les accords d’Evian, j’avais l’âge de passer le conseil de révision (présélection avant d’intégrer l’armée, NDLR). Après ça, on a mis des cocardes et on faisait la fête. Ce jour-là, on est passé devant l’hôtel du Parc, les militaires étaient là et ils nous ont laissés passer. On était tous recrutés pour possiblement aller faire la guerre en Algérie. On avait ça en tête.

Avec ces négociations, ça a provoqué un soulagement de ne pas partir à la guerre. Moi et mes camarades, on avait l’inconscience de la jeunesse mais la ville était tendue. Il y avait des patrouilles, des contrôles sur les routes. Il y avait des canons déployés le long du lac et sur les Hauts d’Evian. Mon père était au conseil municipal, mais rien ne filtrait. »

Vous désirez lire la suite de cet article ?
Pour suivre l'info locale en continu, je m'abonne !
J'en profite