Quels écueils pour les familles qui accueillent déjà des réfugiés ukrainiens?

Des salariés de Somfy se sont portés volontaires pour recenser les personnes voulant apporter leur aide aux réfugiés ukrainiens.
Des salariés de Somfy se sont portés volontaires pour recenser les personnes voulant apporter leur aide aux réfugiés ukrainiens.

Dans l’assemblée, plusieurs personnes avaient déjà ouvert leur porte à des familles ukrainiennes, ils ont pu partager leurs expériences. « Ma femme est ukrainienne, toute sa famille est de Kharkiv, nous sommes allés chercher mes beaux-parents, sa belle-sœur et ses enfants, son frère est resté là-bas. Maintenant qu’ils sont en France, les principaux freins qu’on rencontre concernent la scolarisation du grand, qui est collégien. Ça a été facile pour la petite à l’école primaire, mais pour le collège, c’est une autre histoire. On est dans une période de latence avec des difficultés administratives pour l’accès à la scolarité et au travail », soulignait Fabien. François-Xavier Laffin, à l’origine d’un mouvement citoyen d’accueil à Chamonix, a aussi partagé son expérience. « Ce que je retiens surtout c’est la nécessité de trouver des interprètes, et de permettre un accès aux soins », expliquait-il. Une habitante des Carroz, pour sa part, est passée par une plateforme américaine pour accueillir une famille. « Ça s’appelle Ukraine Take Shelter, ça a été mis en place par l’université d’Harvard, c’est très bien fait. La famille est arrivée vendredi soir et là nous sommes dans les démarches administratives, c’est très très compliqué ».