Le Divonnais se rappelle à ses doux souvenirs de Jérez

Stéphane (à gauche) et les cinq autres pilotes de l’équipe (debout en arrière plan) en compagnie des mécaniciens et d’Eric Debaud (en bas à droite).  ©Grégory Cavazzini, motorsport photography
Stéphane (à gauche) et les cinq autres pilotes de l’équipe (debout en arrière plan) en compagnie des mécaniciens et d’Eric Debaud (en bas à droite). ©Grégory Cavazzini, motorsport photography

Quel enseignement tirez-vous de la première saison et de la course de Jérez ?

En prenant un peu de recul sur 2021, je ne m’attendais pas du tout à être sur le podium, dès la 1ère course, même si nous étions en catégorie Gentleman (équivalent amateur, Ndlr). Je n’avais que 2 h de roulage en Laméra, en essais, et aucune participation à une course auto… Il m’a fallu prendre mes marques, comprendre, apprendre, écouter et observer les autres pilotes. Mes coéquipiers et les cadres de l’équipe m’ont donné énormément de conseils. Mon frère, Eric Debaud (à la tête de l’équipe de préparation, Devotion motorsport, Ndlr), m’a également apporté beaucoup, grâce à son énorme expérience en sport auto.

J’ai su tirer le meilleur de moi-même, en comptant également sur les mécaniciens de la team CTF Performance, qui sont exceptionnels, tant sur le plan humain, que sur la technique. La voiture était juste formidable, pour moi, en tout cas.

Concernant Jérez, c’était impressionnant de par la chaleur et le tracé vallonné, à la fois technique et rapide. Nous devions gérer 30 h de course avec 65 degrés dans l’habitacle ! Je n’étais pas serein de rouler en catégorie pro-am, mais c’est l’équipe qui décide (rires). Encore une fois, mes coéquipiers ont été magiques de conseils. Et bien entendu, mon frère était là pour gérer la partie stratégie et mécanique, avec le team CTF Performance. Cinq voitures CTF Performance étaient engagées. Au classement final, nous avons fait 1-2-3-4-5. Que demander de mieux ?

Parlez-nous un peu de la voiture...

La Lamera est une voiture à châssis tubulaire, avec un moteur ford 5 cylindres turbo de 350 chevaux, elle pèse environ 900 kilos. C’est une auto très joueuse et facile à conduire, même pour un novice. Elle est équipée de palettes au volant pour le changement de rapport, d’un écran de contrôle avec plusieurs informations, une caméra arrière, afin de voir le trafic ; des gros freins, une radio pour pouvoir communiquer avec le stand, et quelques boutons sur le volant, pour différentes manipulations.

Dans le cadre de la course, tout le monde dispose de la même voiture, seuls quelques réglages peuvent être modifiés. Nous n’avons pas le droit de toucher au moteur ni à la boîte de vitesses. Les possibilités de réglages vont être sur l’aérodynamisme, la pression des pneus, les réglages des trains roulants, la hauteur de caisse, etc. Cela dépend du règlement.

Tout se joue essentiellement sur le pilotage.