Haute-Savoie : il manque 30 conducteurs aux Autocars Borini

Romain Borini, président des Autocars Borini, dans les salons de l’Hôtel-de-Ville d’Annemasse, jeudi 24 mars.
Romain Borini, président des Autocars Borini, dans les salons de l’Hôtel-de-Ville d’Annemasse, jeudi 24 mars.

C’est une entreprise qui, comme tant d’autres, souffre d’une pénurie de main-d’œuvre. Les Autocars Borini recherchent pas moins de 30 conducteurs : 10 à Combloux, site historique de l’entreprise familial et 20 à Douvaine, où la société s’est installée en début d’année. Borini assure notamment des lignes régulières, scolaires et touristiques entre Annemasse et Thonon. « Si on ne trouve pas de conducteurs, on ne pourra plus amener vos enfants à l’école », s’alarme Romain Borini, président et représentant de la 3e génération de l’entreprise familiale.

Pourtant, les Autocars Borini, sans évidemment avoir les armes pour rivaliser avec la Suisse, proposent des salaires supérieurs de 30 % à ceux de la convention collective nationale. Romain Borini avance trois pistes pour expliquer la forte vacance des postes : « Avant, les conducteurs passaient le permis à l’armée ; aujourd’hui, ils partent à la retraite. Depuis mai 2021 seulement, le permis transport de personnes peut être passé à 18 ans, contre 21 auparavant, ce qui fait que le métier de conducteur était jusqu’ici peu attractif pour les jeunes. Enfin, les gens ont apprécié la période Covid et ont épargné. Ils préfèrent profiter de la vie. » Une situation, si tant est qu’elle soit fréquente, qui ne pourra cependant pas s’éterniser…