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Les marques, le marché qui reste à conquérir

Le groupe Millet a récemment réalisé une opération avec la plateforme Barooders.
Le groupe Millet a récemment réalisé une opération avec la plateforme Barooders.

Les différentes plateformes de vente d’équipements outdoor de seconde main fonctionnent aujourd’hui quasiment à 100 % avec des particuliers. Mais l’avenir ne serait-il pas d’inclure directement les grands fabricants de ces produits dans le circuit ? C’est en tout cas la volonté de Barooders, Campsider et Everide. Le premier a déjà réalisé un partenariat avec Millet, qui offrait un bon d’achat à chaque personne qui mettait en vente des vêtements Millet sur le site Barooders pendant une période donnée. « À ce moment, on s’était associés à un reconditionneur pour remettre des équipements en état », précise Edwige Michau, la cofondatrice de Barooders.

L’attrait de ces plateformes pour les marques est aussi motivé par la loi, qui leur interdit désormais de détruire les vêtements invendus. « Ils cherchent donc un débouché, explique Julien Bronnet, le PDG et fondateur d’Everide. On veut embarquer les marques avec nous pour les aider à trouver une nouvelle vie à ces produits, souvent des vêtements hors qualité, avec un logo un peu de travers, des retours d’e-commerce… »

Arthur Rocle, le cofondateur de Campsider, confirme cette tendance pour les marques de vouloir s’impliquer dans une économie plus circulaire. « On travaille de plus en plus en direct avec elles pour leur permettre de comprendre ce marché de l’occasion, et parfois on travaille aussi avec des marques qui ont déjà de la seconde main, comme des produits tests. » Campsider a par exemple travaillé avec ZAG Skis, à Chamonix pour « remettre des équipements en état et leur donner une seconde vie en les remettant sur une plateforme. Tout cela participe à l’accélération du marché. »