Echenevex : 1 650 € collectés à l’Auberge des Chasseurs pour les réfugiés ukrainiens

Dessin réalisé par une Ukrainienne du Pays de Gex.
Dessin réalisé par une Ukrainienne du Pays de Gex.

Comme la plupart des Français, Dominique Lamy, restaurateur depuis près de 50 ans à l’Auberge des Chasseurs d’Echenevex, a été frappé par le drame qui se joue en Ukraine, une guerre en plein cœur de l’Europe, à nos portes. Chose qu’on aurait cru ne plus jamais voir après les deux tragédies mondiales du XXe siècle, sans parler de celles, plus localisées, qui ont suivi, ni de celles qui se poursuivent encore, loin des caméras, dans certaines parties de la planète.

« Pourquoi pas nous ? »

« Quand j’ai vu ces Ukrainiens déposer parents, femme et enfants à la frontière polonaise avant de retourner combattre, j’ai été très ému  », confie-t-il. Aussi l’idée de faire un geste solidaire envers les réfugiés s’est-elle éveillée dans son esprit. « C’est alors, poursuit Dominique Lamy, que j’ai vu aux infos un crêpier haut-savoyard qui avait fait don d’une de ses recettes de midi à la Croix-Rouge pour leur venir en aide, je me suis dit : pourquoi pas nous ? »

Aussi a-t-il décidé, avec son frère Jean-François, d’organiser le 25 mars à l’auberge un repas de midi dont l’intégralité de la recette serait versée au bénéfice de la Croix-Rouge ukrainienne. Un peu d’organisation, de publicité, et ça a marché : une quarantaine de clients sont venus de tout le Pays de Gex, de Genève même, déguster le menu spécial préparé pour l’occasion et jouer le jeu de la solidarité.

« J’ai été surpris par l’engagement des gens, souligne Dominique Lamy. D’habitude, le midi, on fait moitié moins de clients. Ils avaient vraiment envie d’agir. » Au final, c’est une somme de 1 650 euros qu’il a remis en main propre à Isabelle Passuello, maire de la commune, chargée de faire le lien avec l’organisme humanitaire.

Dominique Lamy remercie ses clients, tout en se demandant s’il ne réitérera pas cette opération, peut-être pour l’Ukraine, peut-être pour d’autres pays. L’idée, quoi qu’il arrive, reste dans un coin de sa tête.