Les difficultés des grévistes

Les archives de l’Ain conservent des documents qui rendent compte des difficultés économiques des grévistes. Ainsi, le maire de Ville demande à la sous-préfecture de Nantua s’il doit répondre à la demande d’un ouvrier espagnol nommé François Bonillo, de bénéficier des fonds communaux de bienfaisance. En effet, ce salarié de l’usine électro-métallurgique Bertolus à Arlod a été gréviste et donc sans salaire du 1er au 10 juillet 1936. Après enquête du commissariat spécial qui a établi « de bons renseignements » sur lui et en raison de sa situation de famille (il a trois enfants en bas âge), le préfet accepte que le maire de Ville l’aide, alors que cette prestation est réservée aux seuls citoyens français.