Ain : la nageuse Manon Haab représente la France parmi 6000 athlètes (2/2)

Lors des Deaflympics, Manon devra s’adpater à un système de départ qu’elle ne connaît pas.
Lors des Deaflympics, Manon devra s’adpater à un système de départ qu’elle ne connaît pas.

Les Deaflympics sont le deuxième plus grand événement sportif mondial, après les Jeux olympiques, en termes de nombre de participants. Ils ont été organisés, en France, en 1924. L’édition 2022 rassemble 70 nations. Celle de 2017, en Turquie, avait rassemblé 2 335 athlètes, venus de 80 pays.

Représentée sur 25 tableaux, dans 8 disciplines, la France s’était classée au 24ème rang des nations (17ème en 2013), avec 9 médailles remportées, dont 1 en or. La délégation française, présente au Brésil, pour les Deaflympics, se compose de 87 personnes, dont 56 sportifs (10 femmes et 46 hommes).

Ces derniers sont issus de 10 disciplines sportives et 6 fédérations différentes (volley-ball, judo, golf, tennis, badminton, handisport).

Le bowling aurait dû être représenté mais les organisateurs ont décidé de supprimer cette épreuve, courant mars, faute de moyens financiers, suite à l’éviction de la Russie et de la Biélorussie. Le budget global de la délégation française s’élève à 400 000 €, hors stages de préparation. L’Etat a proposé une aide exceptionnelle d’environ un tiers du budget global. Les fédérations se chargent du reste à payer, sur leurs fonds propres.

S’agissant de la sélection des sportifs, « chaque fédération a proposé des critères de sélection spécifiques et cela, depuis plusieurs mois, indique-t-on au sein de la délégation française. Les sportifs et sportives, présents aux Deaflympics, ont un potentiel fort pour atteindre, au minimum, les phases finales ».