Pour Sandrine Laurendeau, l’art-thérapie est une autre voie pour explorer l’inconscient

Quand l’art et la thérapie se conjuguent pour accompagner les personnes.
Quand l’art et la thérapie se conjuguent pour accompagner les personnes. - Nirine Arnold

Un changement de vie, un divorce, un deuil… Des événements qui peuvent créer des chocs émotionnels et une souffrance psychique. Après une belle carrière dans le secteur bancaire en Suisse et un burn-out suivi d’une dépression, Sandrine a rencontré l’art-thérapie. Un « déclic » qui lui a permis de recoller les morceaux. Et se réconcilier avec la jeune étudiante qui rêvait d’un métier en rapport avec l’art ou la psychologie. En 2018, Sandrine obtient son diplôme d’État d’art-thérapeute, après une formation intensive d’un an et demi. « Cette méthode s’appuie sur l’imagination et l’expérience créatrice comme moyen d’expression. Elle offre des voies de communication non limitées à la parole. Par cette approche, la personne peut percevoir et communiquer différemment son vécu singulier afin que les difficultés rencontrées ne soient plus une entrave mais puissent être surmontées. »

Concrètement, une séance d’art-thérapie s’adresse à tout public et se passe en individuel ou lors d’ateliers en petit groupe. Chacun se voit attribuer une boîte composée d’objets hétéroclites : pompons, plumes, papiers de couleur et de textures différentes, etc. Une phrase poétique peut accompagner le dispositif pour « titiller » l’esprit. C’est en manipulant et en jouant avec les objets que la personne se laisse porter par ce qui vient. Elle peut exprimer une émotion, une colère, et la réagencer dans une composition éphémère. Car ni colle ni scotch ne sont fournis. On repart avec un objet psychique en tête qui peut encore être modifié mentalement. S’il y a entretien préliminaire, l’art-thérapeute n’est pas là pour juger ou pour interpréter. C’est un travail personnel, intime, qui se met en mouvement et va se poursuivre en dehors de la séance. Un accompagnement complémentaire par un psychologue ou un psychanalyste est donc recommandé.

Sandrine exerce en libéral à Annecy et Genève, mais aussi en structure d’accueil médicalisée. Très investie, elle propose également la SBA ou « tapping » (équivalent de l’EMDR), et prépare un D.U. de pair-aidance en santé mentale. Une pratique qui repose sur l’entraide entre personnes vivant avec une maladie psychique.

Pour se faire accompagner :

https ://www.artherapielaurendeau.com

http://www.argos2001.com/contacts/

https ://www.preventionburnout74.fr/