« C’est par les yeux du narrateur qu’on avance dans l’enquête »

Trois bonnes années, en moyenne, sont nécessaires à Jérôme Gauthey pour réaliser un livre.
Trois bonnes années, en moyenne, sont nécessaires à Jérôme Gauthey pour réaliser un livre.

Où se déroule l’histoire ?

On envoie le héros enquêter dans une partie de l’Outre-mer français, ce qui est aussi une constante dans mes romans. Il part dans les îles australes, qu’on connaît assez peu, en fait. Un meurtre est commis dans la petite communauté scientifique, présente sur l’île de Saint-Paul, dans l’océan Indien. On va suivre ce commissaire jusqu’à la résolution de l’enquête. On ne voit l’affaire qu’à travers ses propres yeux. C’est par les yeux du narrateur qu’on avance dans l’enquête.

Qui est ce commissaire ?

On ne saura jamais son nom. Il est le narrateur de l’histoire mais n’est jamais nommé par les autres personnages. Il se retrouve à mener une enquête, dans un huis clos, avec un assassin, nécessairement parmi les gens présents au sein de la base scientifique. Il va assez vite faire le rapprochement avec des faits qui sont réels, pour le coup.

Quels sont-ils ?

Je me suis inspiré de faits réels qui se sont déroulés, dans les années 30, sur cette île de Saint-Paul. Ils avaient donné lieu à l’affaire des oubliés de Saint-Paul. Un armateur avait oublié des pêcheurs sur cette île, où il y avait une conserverie. Il n’avait pas été les récupérer à la fin de l’année de pêche. Une poignée de pêcheurs avait survécu, les autres étaient morts du scorbut, avant qu’un bateau ne passe. Je me sers de cette histoire pour faire un décor à l’histoire moderne qui va occuper notre héros.

Vos livres ne suivent pas une chronologie ?

Pas du tout. J’essaie de mettre le moins de dates possible. Le lecteur doit essayer de déterminer quand ça se passe.