Le projet du funiflaine définitivement abandonné

Mardi 17 mai, le projet du funiflaine a définitivement été enterré. Les crises successives ont rendu son financement impossible à assumer pour les collectivités publiques.
Mardi 17 mai, le projet du funiflaine a définitivement été enterré. Les crises successives ont rendu son financement impossible à assumer pour les collectivités publiques.

Mardi 17 mai, le projet du funiflaine a définitivement été enterré. L’information a été confirmée par un communiqué de presse lapidaire du syndicat mixte, maître d’ouvrage de l’opération, qui stipule simplement : « Ces dernières semaines, la presse s’était largement exprimée sur l’évolution incertaine du projet Funiflaine, compte tenu du contexte qu’il est inutile de rappeler. Le Syndicat mixte Funiflaine, maître d’ouvrage de l’opération, réuni ce jour – le 17 mai 2022, a adopté à l’unanimité une délibération confirmant l’arrêt de ce projet ».

Le projet du Funiflaine était pourtant bien engagé depuis quelques années, avec la présentation du tracé, et surtout, en juin 2021, la signature du contrat de concession. Un contrat qui confiait, pour 25 années, l’exploitation du Funiflaine à la Compagnie des Alpes. Pour rappel, le Funiflaine devait être mis en route en décembre 2025, avec pour objectif de relier Magland à la station de Flaine, en moins de 25 minutes.

Un coût économique intenable

Ces dernières semaines, le projet était en mauvaise posture, la faute aux retards accumulés par le chantier, et notamment concernant les autorisations de défrichement, et surtout au prix des matières premières qui, avec la crise sanitaire et le conflit entre la Russie et l’Ukraine, s’envole. Un contexte qui avait engendré ces derniers temps une augmentation estimée à près de 30 % sur un budget global réévalué à l’été 2021 à 88 millions d’euros.

Si bien que les indemnités de retard, prévues au contrat de concession, passé avec la Compagnie des Alpes, auraient été impossibles à assumer par les collectivités impliquées dans le Funiflaine. L’équilibre financier du projet d’ascenseur valléen ne tenait plus et vient d’avoir eu raison d’un dossier dont on entendait parler depuis les années 1990…

Pas que des déçus...

Cette information ne fera pas que des déçus tant le projet avait engendré des inquiétudes à plusieurs niveaux. La station de départ à Magland était une première préoccupation. Au vu des problèmes de circulation sur le secteur, les habitants craignaient une accentuation des bouchons. On peut citer aussi la crainte de toucher au cadre naturel de Pierre Carrée qui restera finalement préservé d’un projet 100 % électrique, qui devait comporter 68 cabines 16 places de dernière génération câblées sur 5,3 km (1397m de dénivelé).