Bac : comment réussir l’épreuve de philosophie ?

La note de l'épreuve de philosophie compte à 60% dans la note finale. Elle est pondérée d’un coefficient 8 pour les élèves de Terminale générale et de 4 en voie technologique.
La note de l'épreuve de philosophie compte à 60% dans la note finale. Elle est pondérée d’un coefficient 8 pour les élèves de Terminale générale et de 4 en voie technologique. - Photo d’illustration Deposit photos

Première chose à garder en tête le jour de l’épreuve : gérez bien votre temps. Vous devez passer 5 à 10 minutes pour comprendre et choisir votre sujet. Prenez le sujet pour lequel vous voyez le mieux le plan que vous ferez, c’est-à-dire le sujet pour lequel vous avez en tête des arguments allant dans les deux sens : OUI et NON ou POUR et CONTRE.

Rédigez ensuite votre plan, en 2 ou 3 parties. Donnez un titre à chaque partie et sous chaque titre, mettez en une phrase le titre de vos différents arguments et résumez vos exemples en quelques mots. Le plan est un aide-mémoire et un guide pour la rédaction. Passez ensuite à l’introduction : elle part si possible du plus général. À partir de cette situation, vous revenez à la question posée dans le sujet. Vous pouvez ensuite définir certains termes utilisés dans le sujet.

Une fois l’introduction rédigée, développez les parties en suivant le plan. Enfin la conclusion est plus libre, vous y exprimez votre point de vue. Pour 4 heures d’épreuve en spécialité Humanités, Littérature et Philosophie, il faut compter environ 1 page manuscrite d’introduction, environ 3 pages de développement et à peu près 1 page de conclusion.

Choisir entre la dissertation et le commentaire de texte

Pour choisir sereinement entre les deux types d’épreuves, il faut savoir comment réussir les deux. D’abord la dissertation. L’épreuve de philosophie commence en général par une question, parfois par une citation. Dans ce dernier cas, qui peut vous désarçonner, il faut transformer la citation en une question (Exemple : citation « Ni le soleil ni la mort ne peuvent se regarder en face. » : Question : « L’homme peut-il supporter de regarder la mort en face ? » Ou encore : « Est-il possible de penser la mort ? »).

Pendant l’épreuve de philosophie, on attend que vous exploriez plusieurs réponses à une question, voir leurs points forts et leurs points faibles, et à la fin de cet examen, proposer votre point de vue. Vous ne devez pas donner votre opinion ou la « bonne réponse » (il n’y en a pas forcément d’ailleurs !), mais d’expliquer et développer plusieurs réponses possibles à la question posée. Par exemple, dans une question comme « Le bonheur est-il inaccessible à l’homme ? », vous avez 3 réponses possibles : « il est accessible » ; « il est inaccessible » ; « un état de sérénité est accessible ». Vous devrez envisager ces 3 réponses et les argumenter, en commençant par celle qui vous paraît la plus simple et la plus évidente.

Pour réussir le commentaire de texte, vous devez faire l’inverse d’un résumé : vous aurez un texte de 10 ou 15 lignes que vous devrez développer. Vous devez d’abord comprendre le texte et le découper en arguments principaux (un argument peut correspondre à une phrase, une phrase coupée par un point-virgule, ou plusieurs phrases). Lorsque vous rencontrerez une idée générale, vous devrez dans votre commentaire donner un exemple pour montrer que vous l’avez comprise (idée dans un texte : « les sens sont trompeurs » ; exemple dans le commentaire : un mirage dans le désert ou un bâton plongé dans l’eau qui paraît cassé).

À l’inverse, si l’auteur donne un exemple dans le texte, vous devez remonter à l’idée qu’il cherche à exprimer dans votre commentaire. Enfin, si l’auteur utilise des allégories (Machiavel : « le Prince doit être lion et renard »), expliquez cette allégorie (ce qu’est « être un lion » : fort, cruel, charismatique ; et « être un renard » : malin, flatteur, hypocrite).

Les erreurs à éviter

Ce n’est pas parce qu’il s’agit de philosophie que vous devez faire de longues phrases compliquées avec de grands mots. Écrivez des phrases courtes, les plus claires et logiques possibles. Lorsque vous avancez un argument, évitez de dire « il est certain que » ou « ceci prouve que » ; soyez plus prudent et dites « ceci tend à montrer que ».

Si vous exprimez une idée générale, pensez à vous appuyer sur un exemple concret. Exemple : dans un devoir sur le temps, dire que « le temps est relatif, il passe de façon différente selon notre état de conscience », ne sera pas très clair ; en revanche, si vous ajoutez : « Quand on est chez le dentiste, 2 minutes de fraise passent très lentement, le temps se dilate, alors qu’à une fête avec des amis, 2 minutes passent très vite, le temps se raccourcit », ces exemples donneront une épaisseur concrète à votre propos. Les idées abstraites ont toujours besoin d’exemples. Vous pouvez trouver ceux-ci dans la vie quotidienne mais aussi la littérature, l’histoire, la science, etc. N’hésitez pas à vous appuyer sur l’expérience courante pour en tirer des réflexions philosophiques (Sartre a écrit un texte célèbre sur un garçon de café !).

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