En France, un premier cas de variole du singe a été détecté

Un premier cas de variole du singe vient d’être signalé en France.
Un premier cas de variole du singe vient d’être signalé en France. - Photo Wikipedia

La Direction générale de la Santé (DGS) a annoncé ce jeudi 19 mai 2022 qu’un cas suspect de variole du singe venait d’être signalé en Ile-de-France. C’est le premier cas de cette maladie très rare en Europe à être détecté sur le territoire.

Plusieurs dizaines de cas suspects ou confirmés de variole du singe ont été détectés depuis début mai en Europe et en Amérique du Nord, laissant craindre un début de propagation de cette maladie endémique en Afrique de l’Ouest.

Le Royaume-Uni, signalé des cas en premier, détectés à partir du 6 mai, a indiqué dans un communiqué mercredi soir en avoir identifié deux nouveaux, ce qui porte à neuf le nombre total de personnes infectées.

Mercredi, l’Espagne, le Portugal, le Canada et les États-Unis ont, tour à tour, signalé avoir repéré la présence de la variole du singe, ou ce qui semble l’être, sur leur territoire.

« À ce stade, les cas rapportés sont majoritairement bénins, et il n’y a pas de décès signalé », poursuit la DGS, qui évoque tout de même « un phénomène inhabituel » et appelle les professionnels de santé « à la vigilance ».

Pas de traitement

La variole du singe, ou orthopoxvirose simienne, est une zoonose virale rare, comme l’indique l’OMS sur son site, c’est-à-dire un virus transmis à l’être humain par les animaux. La maladie a été détectée pour la première fois sur l’homme en 1970, en République Démocratique Du Congo. Depuis, la majorité des cas ont été recensés dans des régions rurales et des zones de forêts tropicales humides dans le Bassin du Congo ainsi qu’en Afrique de l’Ouest, où le virus est endémique, toujours d’après l’OMS.

L’infection de l’homme se divise en deux périodes. Une première qualifiée « d’invasive », avec de la fièvre, des maux de tête, des ganglions enflés et des douleurs musculaires. Elle est ensuite suivie par une période d’éruption cutanée, qui commence par le visage, avant de s’étendre sur les autres parties du corps. C’est le visage qui est le plus touché, suivi par les paumes des mains et les plantes des pieds, explique BFMTV.

« Le rash cutané évolue en une dizaine de jours à partir des maculo-papules (lésions à base aplaties) vers les vésicules (petites ampoules remplies de liquides), puis les pustules et enfin les croûtes. La disparition complète de ces dernières peut prendre jusqu’à trois semaines », précise l’Organisation mondiale de la santé.

La variole du singe se transmet par contact avec une personne atteinte ou ses liquides organiques, dont la salive. Il n’existe pas de traitement pour la variole du singe, l’infection se guérit d’elle-même.