Élections législatives 2e circonscription: le candidat Jordan Chenu prône un retour à la souveraineté de la France

«Je suis pour un nouvel élan démocratique, je défends un référendum porté par les citoyens».
«Je suis pour un nouvel élan démocratique, je défends un référendum porté par les citoyens».

La Savoie : En quoi vous reconnaissez-vous dans le parti de la République Souveraine ?

Jordan Chenu : Ce qui m’a plu, c’est la question de la souveraineté du peuple dans sa prise de décision. Mais pour agir au nom du peuple, il faut que la France soit souveraine ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Le retour à la souveraineté permettrait de défendre le bien-être et les intérêts des Français.

Quel a été l’élément déclencheur de votre candidature aux élections législatives ?

J’ai été effrayé de voir les résultats des élections présidentielles. C’est à ce moment que j’ai lancé ma candidature en me disant que je devais m’engager et apporter ma pierre à l’édifice pour lutter contre les deux pôles de l’ultralibéralisme et de l’extrême droite. Les électeurs ne votent plus par conviction mais par stratégie et ce n’est plus possible.

À l’échelle locale, quels sont selon vous les enjeux à représenter en tant que député ?

Pour moi, la question du tourisme regroupe toutes les autres. On doit avoir une réflexion sur son avenir et notamment d’un point de vue environnemental. Cela passe évidemment par le tourisme 4 saisons mais il faut agir sur le logement en arrêtant la construction à tout va alors que certaines stations comptent 50 % de lits froids. La mobilité doit aussi être repensée via la refonte du monde des transports en incitant à des mobilités plus douces. Le tourisme doit être plus vivable et plus durable.

Vous évoquez également une grosse réflexion sur le pouvoir d’achat. Quelles sont vos propositions ?

En Savoie, les gens sont tributaires de leur voiture, il faut s’interroger sur la question de l’énergie et du prix du carburant. Saviez-vous que l’année dernière, Total a fait 7 milliards de bénéfices ? On peut se permettre de les geler afin de baisser le prix à la pompe. Je pense aussi au prix des énergies domestiques. Cet hiver, 12 millions de Français ne se sont pas chauffés. Il faut sortir du marché européen qui fixe ses prix par rapport à celui du gaz tout en sachant que l’on ne connaît pas encore les répercussions sur la crise ukrainienne. Ce n’est plus vivable.

Quelles seront vos autres priorités si vous êtes élu député ?

Je défendrai l’indexation des salaires par rapport à l’inflation, que ce soit dans le domaine privé ou public, afin que les coûts de la vie ne soient plus impactés. Sans compter la question de la retraite à 65 ans. Les citoyens ayant eu des carrières longues ressentent une pointe d’inégalité peser sur leurs épaules.

Il a fait ses débuts en politique au lycée

«  J’ai commencé la politique au lycée. J’étais syndiqué à l’UMC mais j’ai été déçu et je me trouvais non représenté. Puis, il y a un an, je me suis reconnu dans le groupe de la République Souveraine ».