Saint-Jean-d’Aulps : c’en est fini de l’ancienne MGEN

Début juin, les bâtiments jaune et marron ont totalement disparu de l’entrée de Saint-Jean-d’Aulps.
Début juin, les bâtiments jaune et marron ont totalement disparu de l’entrée de Saint-Jean-d’Aulps. - N.C

Nous relations dans nos pages, en janvier dernier, que la démolition de l’ancienne MGEN avait enfin commencé. Le maire William Chalençon témoignait d’un gros « soulagement autant pour notre commune que pour l’intégralité de la vallée : ça commençait à devenir dangereux et l’impact visuel était terrible. »

Désormais, après des années d’attente à cause de problèmes de restructuration au sein de la société Semcoda (bailleur et constructeur basé dans l’Ain qui a racheté la MGEN en 2017), la démolition s’achève.

Ainsi, Saint-Jean-d’Aulps est définitivement débarrassée de ce qui était perçu comme « une verrue jaune et marron » à l’entrée du village.

Mi-mai, les pelleteuses avaient déjà bien avancé la démolition de l’ancienne MGEN.
Mi-mai, les pelleteuses avaient déjà bien avancé la démolition de l’ancienne MGEN. - N.C

Une résidence immobilière à venir

Pour le futur de ce terrain, différents projets ont été imaginés. Une maison médicale, des logements sociaux, des logements pour seniors… Après le rachat par la Semcoda et deux modifications de permis de construire, le projet immobilier actuel proposera donc à la vente 51 logements dont 10 % de sociaux. La construction des nouveaux appartements doit commencer directement après la fin de la démolition.

Aujourd’hui, il ne reste plus rien de l’ancienne MGEN de Saint-Jean-d’Aulps.
Aujourd’hui, il ne reste plus rien de l’ancienne MGEN de Saint-Jean-d’Aulps.

Plusieurs vies

Construits en 1911, les bâtiments avaient tour à tour accueilli des patients atteints de maladies respiratoires, des femmes atteintes de tuberculose, des soldats lors de la Seconde Guerre mondiale, pour finir en un centre de soins de suite et de rééducation fonctionnelle.

En 2006, suite à un affaissement de la structure, les patients ont été transférés à l’hôpital d’Evian. Un déménagement qui s’étend sur sept années. L’imposant ensemble immobilier, sur plus de 7 000 m² de terrain, est resté désaffecté depuis.