Législatives : Christian Jolie (Nupes) entend bien disputer victorieusement son mandat à Olga Givernet dimanche 19 juin

Christian Jolie (Nupes) et sa suppléante.
Christian Jolie (Nupes) et sa suppléante.

V

otre première réaction après ce résultat ?

Elle va vers les électeurs et électrices qui, même si le taux de participation est faible, mais pas plus que celui de 2017, se sont quand même mobilisés. Une reconnaissance sans doute du travail qui a été fait par les militants et militantes de la Nupes, sur les trois territoires de Bellegarde, de Belley et du Pays de Gex. Nous avons mené une campagne de terrain, digne, on a voulu rester concentrés sur la présentation des mesures du programme partagé de la Nupes, un programme de rupture ; je pense que les gens nous ont entendus, nous permettant d’accéder au second tour.

C’est une surprise pour vous, ce résultat ?

Nous ne faisions pas spécialement de projection, mais on tenait à être présent sur le terrain, à rencontrer les gens sur les marchés, faire du porte-à-porte, leur expliquer comment fonctionnent les élections, que le SMIC à 1500 euros, c’est possible, que la retraite à 60 avec 40 annuités, c’est possible, c’est de la politique !

Comment voyez-vous les prochains jours ?

On repart sur le terrain, refaire les marchés… Une semaine, ça va être très court, nous agirons, après analyse des résultats, là où nous n’avons pas assez été présents, assez convaincants… On va se réorganiser, remobiliser nos militants dans les secteurs que nous jugerons nécessaire de revisiter ou de démarcher.

Vous pensez être en position d’inquiéter la députée sortante ?

Oui. On a pu déjà le démontrer avec les résultats de ce jour (Olga Givernet 30 % des inscrits, 10 704 voix, Christian Jolie 22,36 %, 7 990 voix, Véronique Baude 18 %, 6 425 voix, RN 14 %, 5000 voix, Ndlr). De plus, malheureusement pour Olga Givernet, les habitants que nous avons rencontrés, électeurs, responsables d’associations, etc., estiment que leur députée a été transparente durant son mandat, bon nombre ont été déçus. Ils savent, me connaissant, que je suis a contrario un homme de terrain, sur qui on peut compter, je travaille mes dossiers, que j’entends travailler sur les doléances qu’on m’a faites, sur les sujets qu’on a pu me soumettre. Alors j’ai espoir d’aller jusqu’au bout, de réussir à finaliser tout ça. Avec du concret avant tout. Si on veut que les électeurs retournent aux urnes, il faut leur montrer qu’ils pourront compter sur nous, dans les bons comme les mauvais moments, qu’on sera là, près d’eux, quand bien même le mandat soit avant tout national.