Henri Garcin : une figure du cinéma, du théâtre français et de la série Maguy est morte

Henri Garcin aura marqué de son talent aussi bien le cinéma que le théâtre et la télévision.
Henri Garcin aura marqué de son talent aussi bien le cinéma que le théâtre et la télévision. - Capture d’écran Youtube

Un second rôle majeur

De 1953 à 2019, Henri Garcin qui vient de nous quitter ce lundi 13 juin 2022 à l’âge de 94 ans, aura connu une carrière cinématographique, de théâtre et de télévision, des plus riches. Dans des seconds rôles, principalement au cinéma, mais marquants par une voix, un visage, une élégance et un humour remarquables.

Pas loin de 70 rôles au cinéma, une quarantaine au théâtre et une trentaine à la télévision, dont le très célèbre rôle du voisin, Pierre Bretteville, de la famille Boissier dans la série Maguy. Durant huit années, de 1985 à 1993, dans 333 épisodes.

Sans oublier, le Henri Garcin metteur en scène pour quatre pièces de théâtre et l’auteur en 2018 de ses mémoires « Longtemps je me suis couché tard ».

De ses débuts au cabaret…

Natif d’Anvers en Belgique, en 1928, d’une famille d’industriels aisés et d’origine néerlandaise, de son vrai nom Anton Albers, Henri Garcin a passé son enfance à Bruxelle, avant de débarquer à Paris à l’âge de 20 ans. Où il écume les cabarets avec un sketch qu’il a écrit. Il y rencontre nombre de personnalités très connues dont Jacques Brel, Georges Moustaki, Barbara, Serge Gainsbourg, Jean Poiret, Michel Serrault. Ses débuts au cinéma se font dans un film de Marc Allégret « En effeuillant la marguerite », où il tient un rôle de journaliste. Sa carrière théâtrale, elle, commence en 1953 avec un rôle sur les planches de la pièce « Ces messieurs de la santé » de Paul Armond au théâtre de Paris. Et à la télévision avec « L’éventail de Lady Windermere » de François Gir où il tient le rôle de Lord Darlington.

En 1964, il coécrit la pièce « L’échappée belle » avec Romain Bouteille, comme en 1970, la pièce « Quelque chose comme Glenariff » avec Dianèle Lord. Dont il est aussi pour ces deux œuvres le metteur en scène. Il mettra aussi en scène « Pour cent briques t’as plus rien » en 1976, et « Le perfectionniste » en 1987.