Législatives : les enjeux du second tour dans le Chablais

Législatives : les enjeux du second tour dans le Chablais

Dimanche 19 juin, Anne-Cécile Violland, la candidate de la majorité présidentielle, qui est arrivée en tête du 1er tour dans la 5e circonscription avec 28,06 % des voix, affrontera Odile Martin-Cocher, représentante de la Nouvelle union populaire, écologique et sociale (Nupes) qui a obtenu 21,86 % des suffrages.

Sur le papier, l’avantage penche clairement du côté de la maire de Neuvecelle. La gauche, déjà rassemblée lors du premier tour, a, sur le papier, une réserve de voix bien plus faible que celle de Ensemble ! On peut également parier que le taux d’abstention sera, de nouveau, très important.

Aucune consigne de vote n’a été donnée par les principaux candidats éliminés au 1er tour : arrivée en 3e position, Jessica Terreni, du Rassemblement national, renvoie dos à dos la majorité présidentielle et la Nupes ; Guillaume Ducrot, candidat dissident Les Républicains, précise que « à titre personnel, nous ne voterons pas la candidature Nupes » ; quant à Sophie Dion, elle est aux abonnés absents depuis dimanche soir.

«Elue de terrain, je défends une position humaniste, modérée et républicaine»

Lauren Lacrampe

Anne-Cécile Violland, maire de Neuvecelle, se présente aux côté de Christophe Songeon, maire de Ballaison.

Anne-Cécile Violland, candidate de la majorité présidentielle, a été la plus plébiscitée par les Chablaisiens. Elle s’exprime sur ses priorités.

Quels sont, selon vous, les trois grands enjeux locaux ?

Le pouvoir d’achat, l’accès aux soins (les déserts médicaux et la pérennité des Hôpitaux du Léman) et enfin, le transport. Il faut tendre vers une mobilité décarbonée et efficiente.

Comment comptez-vous y répondre ?

Je vais défendre la prime de vie chère pour les fonctionnaires, accompagner les aides de revalorisation de salaires pour les soignants et encourager la formation. Il faut aussi continuer d’accompagner les entreprises sur la défiscalisation de certaines charges sociales. Il faut repenser toute la santé publique, réorganiser les soins à l’hôpital, notamment les Urgences, et prendre en compte le bien-être des soignants.

Coté mobilité, je défends un désenclavement multimodal du Chablais. On ne peut pas faire l’économie de penser lacustre, ferroviaire, mobilité douce, de favoriser les véhicules propres. Il faut continuer à développer des aides, comme les ‘‘plans vélo’’, et être un interlocuteur fort au niveau de la Région pour le ferroviaire et le lacustre.

Comment pensez-vous faire entendre la voix du Chablais à l’Assemblée nationale ?

Notre candidature est celle d’élus de terrain et je défends une position humaniste, modérée et républicaine. Nous sommes dans la majorité, sous l’étiquette Horizons, donc j’espère qu’on pourra s’appuyer sur Edouard Philippe pour ouvrir les bonnes portes et se faire entendre.

«Pour faire entendre la voix du Chablais, il faut l’écouter»

Mathilde Dumur

Odile Martin-Cocher (Nupes) a récolté 21,86 % des voix au premier tour des législatives.

Odile Martin-Cocher, investie par la Nouvelle union populaire, écologique et sociale (Nupes), est arrivée 2e lors du 1er tour des élections législatives.

Quels sont, selon vous, les trois grands enjeux locaux ?

Il y a le pouvoir d’achat des Français qui travaillent en France, et leur difficulté à vivre dans le Chablais face à l’inflation et la concurrence des frontaliers. On a aussi la pression démographique qui pousse à une très forte bétonisation et à l’artificialisation des sols. Enfin, je pense à la désertification médicale, et à l’état de l’hôpital, qui est une problématique nationale mais qui nous touche particulièrement ici dans le Chablais.

Comment comptez-vous y répondre ?

Pour le pouvoir d’achat, nous voulons remonter le Smic à 1 500 euros net par mois, bloquer les prix de l’énergie et des produits de première nécessité, augmenter les retraites… Après, il faut redonner une qualité de vie à l’ensemble des territoires français. Les gens qui viennent ici quittent d’autres territoires où ils ne trouvent plus de travail. Pour les déserts médicaux, nous devons remettre de l’argent dans notre système de santé. Il y a des solutions comme des centres de soins qui seraient répartis sur le territoire, où les professionnels seraient salariés.

Comment pensez-vous faire entendre la voix du Chablais à l’Assemblée nationale ?

D’abord en étant présente à l’Assemblée. Et pour faire entendre la voix du Chablais, il faut l’écouter. J’irai sur le terrain rencontrer les personnes directement impactées, les professionnels, les associations…