Mijoux : il reste des points de désaccords concernant les futurs aménagements à la Faucille

Martine Viallet s’inquiète de l’impact environemental que pourrait avoir les futurs équipements ludiques.
Martine Viallet s’inquiète de l’impact environemental que pourrait avoir les futurs équipements ludiques.

Embêtant, lorsque l’on sait que 100 % des équipements ludiques sont prévus sur du foncier mijoland…

« Il y a des points sur lesquels nous ne sommes pas d’accord avec l’agglomération mais le dialogue est toujours ouvert, nous explique Martine Viallet, maire de Mijoux. Le bâtiment sur le front de neige est le sujet le plus simple, sur le fond tout va bien, on s’en réjouit même et puis il n’est pas situé directement sur la commune. En revanche, sur les équipements ludiques, c’est une autre affaire. »

Avant de rentrer dans le détail des désaccords, la première édile assure que tous ont l’envie que les choses se passent bien. L’heure est encore au dialogue et il n’est pas question d’imaginer Mijoux en guerre avec Pays de Gex agglo.

« Le problème est aussi dans le passé, nous avons un ancien maire de Mijoux qui a donné son accord sans en parler ou du moins sans donner les détails au conseil municipal. On a découvert ce projet en février 2022, tout comme la population d’ailleurs. Et pourtant, nous sommes fortement concernés en tant que propriétaire, puisqu’il s’agit du domaine forestier communal de Mijoux. »

Deux points plus précis concentrent les désaccords entre Mijoux et le projet.

Le premier, la construction de bâtiments définitifs à l’accueil et l’arrivée de la tyrolienne. « Nous sommes d’accord pour transformer les structures provisoires en bâtiment définitif mais pas sur l’emplacement. Actuellement au départ de la tyrolienne, le bâtiment est à gauche. Le projet prévoit un bâtiment plus grand sur la droite. Un emplacement en forêt et en pente. Nous souhaiterions limiter la coupe d’arbres au maximum. On nous parle d’accès handicapé et de plus de visibilité avec ce nouveau bâtiment. Est-il vraiment impossible de faire une rampe à gauche où le terrain n’est pas arboré et où il ne faudra pas niveler autant ? »

Le second désaccord concerne les tapis de remontée mécanique prévus.

« Sont-ils vraiment nécessaires ? On nous dit que le trajet est trop long entre le front de neige et les écoles de ski. Est ce que l’intérêt général justifie cette atteinte à l’environnement ? On nous parle aussi d’un bâtiment pour les contrôler mais cela pourrait être fait depuis le bâtiment de la luge d’été ! Pour un des tapis, il faudra également couper des arbres à l’endroit où il aura cet espace de luge tubing. Ces forêts maintiennent de la fraîcheur et abritent les pistes de la fonte de la neige. Tout ça, pour une petite piste de tubing de 80 mètres ? Est ce que cela vaut vraiment le coup ? Le Col de la Faucille est déjà très artificialisé. Les études d’impacts oublient cet aspect cumulatif des réalisations faites à la Faucille. Si les études générales montrent que ces activités pourraient attirer du monde pourquoi ne pas voir plus grand et mieux sur d’autres espaces mieux adaptés dans la vallée ? La Faucille et la vallée de la Valserine sont complémentaires. »

Sur tous ces points techniques, Mijoux assure être prêt à la discussion. Toutefois la procédure étant lancée, sera-t-il possible d’obtenir des compromis ? Il ne faut pas oublier qu’il sera du ressort de signer ou non les futurs permis de construire…