Albertville : le TOA s’est mis au tennis adapté et ça marche

Laurent au service prend beaucoup de plaisir à jouer.
Laurent au service prend beaucoup de plaisir à jouer.

Albertville

Pour certains, c’est l’occasion de se remettre au sport comme Sébastien 46 ans après 10 ans d’interruption. « Ça redonne une sorte de coup de fouet, ça contribue à se sentir bien », assure le quadragénaire, même s’il trouve qu’il « manque un peu d’endurance ». Ludovic, 41 ans avait déjà fait du tennis aussi mais a arrêté après être tombé malade. « Ça me défoule, j’en ai besoin, ça me fait du bien. Ça me fait plaisir de jouer ». Laurent, 44 ans, est très motivé également : « C’est intéressant, c’est bien. Les moniteurs sont vraiment sympas. Je suis prêt à refaire du tennis l’an prochain avec eux. Même si on ne fait pas trop bien, ils ne vont pas dire tu fais mal. Je débute encore mais ils disent que j’ai pas mal avancé ».

« Le sport ce n’est pas que la compétition »

Le président du Tennis olympique Albertville, Olivier Derôme, le reconnaît : « On a fait des essais en juin 2021et vu le taux de fidélisation et l’intérêt des joueurs, on a conclu une convention avec Espoir 73 » [l’association qui gère le foyer du Chardon Bleu, NDLR} . Un cours a été créé tous les lundis de 13h30 à 15h. « On voulait le mettre en place depuis quelques années. C’est la période du Covid qui nous a retardé. Le sport, ce n’est pas que la compétition. Il y a un rôle médical et social », observe le président. Après un an de fonctionnement, l’expérience va être reconduite. « C’est très intéressant. On voit un public différent qui a très envie de venir. L’année prochaine, ça va être reconduit. C’est une belle surprise », assure Olivier Derôme.

Une activité rendue accessible

« Il y a une douzaine de personnes licenciées à la fédération française de Tennis du foyer. Ils ont eu un coût préférentiel. Ils ont payé 60 euros au lieu de 140. Ça leur permet d’accéder au sport, autrement ça n’aurait pas été possible », souligne de son côté Séverine Graff, éducatrice au Chardon Bleu. Ça n’aurait pas été envisageable sans les nombreux bénévoles du club qui se mobilisent en plus de l’entraîneur Maxime Caron. « Il y a tout le temps eu des bénévoles qui se sont déplacés, en plus de l’entraîneur professionnel. Le club a su aussi s’adapter point de vue horaire en proposant un cours en journée », pointe l’éducatrice. Et surtout, « tout le monde y prend du plaisir », conclut le président du club.