Ligne Evian/Saint-Gingolph : « Au début, on nous prenait pour des fous »

Ligne Evian/Saint-Gingolph : « Au début, on nous prenait pour des fous »

Mi-mai, Joël Grandcollot-Bened a pris la présidence de l’association RER Sud-Léman, qui milite pour la renaissance de la ligne du Tonkin depuis plus de 15 ans. Il raconte l’histoire de son engagement.

Quand avez-vous commencé à vous mobiliser pour la réhabilitation de la ligne entre Evian et Saint-Gingolph ?

En 2005, j’avais 15 ans, la ligne était fermée et le propriétaire a décidé de vendre la locomotive à vapeur et les wagons du train touristique. J’ai trouvé ça dommage et j’ai fait un site internet qui retrace l’histoire de la ligne. Vu le retentissement de l’initiative, on a décidé de créer l’association avec mon père comme président car j’étais trop jeune. Dans le même temps le projet du Ceva (Léman Express, NDLR) commençait à bouger sérieusement alors qu’il n’y avait rien.

Comment vous êtes-vous investis pour porter le projet ?

On a commencé par des réunions publiques. On a développé le site internet. Pendant dix ou quinze ans, on a fait en sorte que le projet soit toujours sur le devant de la scène. Maintenant cet objectif est rempli, le projet est concret. Notre nouvel objectif, ça va être de mobiliser la population pour qu’elle s’exprime dans le cadre de la future consultation publique.

Vous pensez voir le bout du tunnel ?

C’est vrai que c’est long mais on y est arrivé. Quand on compare à d’autres projets, on est dans le timing. En 17 ans, les mentalités ont beaucoup changé. Au début, on nous prenait un peu pour des fous. Maintenant, l’engouement autour du projet est réel. Les gens sont convaincus.