Cessy : des analyses qui attestent d’une pollution près de Chauvilly

L’association Atena Pays de Gex publiait, en janvier 2022, un article d’une quinzaine de pages sur les analyses effectuées aux abords de Chauvilly. ©Atena
L’association Atena Pays de Gex publiait, en janvier 2022, un article d’une quinzaine de pages sur les analyses effectuées aux abords de Chauvilly. ©Atena

Fin 2021, la mairie de Cessy a diligenté des analyses effectuées sur 18 prélèvements.

Ces prélèvements ont été réalisés sur la parcelle cadastrée AB79 située à Cessy, à proximité immédiate de l’ancienne décharge de déchets ménagers.

C’est le cabinet Ectare qui a procédé au rapport de synthèse des analyses. « Il nous a fallu trois mois pour trouver un cabinet qui voulait bien décrypter ces analyses réalisées en novembre 2021 », précise Christophe Bouvier.

Dans ce rapport, on peut lire que « les prélèvements mettent en évidence une pollution significative remettant en cause un possible usage agricole des terrains sur lesquels ont été faits les prélèvements. Au vu des concentrations en métaux lourds notamment, cette pollution n’est pas uniquement organique et semble devoir perdurer encore de nombreuses années si aucun programme de travaux adaptés n’est mené pour traiter la source de pollution. »

« On connaît depuis des années cette décharge de Chauvilly. Certains disaient même que c’était «une bombe à retardement» , commente Christophe Bouvier. Le plus important aujourd’hui, c’est donc de dépolluer. O n subit là les conséquences d’une mauvaise gestion depuis 40 ans, qui s’est accélérée dans les années 2020. »

La mairie de Cessy n’est pas seule sur le front

La décision du tribunal administratif n’a pas réjoui que la mairie de Cessy. En effet, plusieurs associations dénoncent depuis longtemps les négligences du côté de Chauvilly.

Pour mémoire l’association «Cessy, les riverains de Chauvilly» avait également demandé, en 2021, à la préfète de ne pas autoriser cette ISDI. Deux cents courriers de riverains avaient alors été envoyés en préfecture, en vain. « Le stockage de près de 2 millions de tonnes de déchets inertes dans la zone la plus urbanisée du Pays de Gex conduirait à de fortes nuisances en termes de trafic, de poussières, de bruit et de destruction d’espèces protégées », rappelle encore aujourd’hui l’association.

L’association Atena Pays de Gex alerte quant à elle, depuis plus de deux ans, sur des pollutions sur ce site. Dans notre édition du 14 avril dernier, nous lui donnions la parole et elle s’étonnait que la DREAL et la préfecture ne reconnaissent pas les signes « évidents et alarmants » de pollution.

Le combat judiciaire sur le fond n’est donc pas terminé et le dossier est loin d’être clos. Des plaintes au pénal sont en cours.

Pour tous, Chauvilly c’est donc encore une affaire à suivre…