Bellegarde : une saison délicate pour le théâtre Jeanne-d’Arc

Bellegarde : une saison délicate pour le théâtre Jeanne-d’Arc

La fameuse plaquette de programmation de la saison culturelle au théâtre ne sortira pas cette année. Face aux difficultés organisationnelles et financières que traverse l’association, pour la saison qui s’annonce, on ira à l’essentiel.

La saison culturelle débutera le 14 octobre. Plusieurs spectacles professionnels seront proposés tout au long de l’année.
La saison culturelle débutera le 14 octobre. Plusieurs spectacles professionnels seront proposés tout au long de l’année.

Budget amputé de 20 %

« Mais on reste optimiste, annonce la présidente Emmanuelle Leconte, et je suis très fière des spectacles que nous proposons qui sont tous de qualité. L’ennui, c’est qu’avec un budget amputé de 20 % par rapport à l’an dernier, nous avons dû faire une croix sur les têtes d’affiche. En janvier 2022, nous avons débuté la recherche de spectacles pour la future programmation, en partant sur une base de 126 000 €, ce qui correspondait au budget de l’année précédente, avant l’effort demandé par la commune aux associations. A l’époque, nous avions accepté de leur rétrocéder 9 000 €, suite aux difficultés financières que traversait la ville en raison de la crise du Covid. Arthur, alors chargé de programmation, s’est mis au travail avec les bénévoles. La planification des spectacles était quasi bouclée, en avril, quand nous avons appris que la subvention serait drastiquement réduite. La baisse de 25 200 €, sur notre budget prévisionnel, nous a obligés à supprimer les trois dates de spectacles qui n’étaient pas encore engagées. »

Partenariats conservés

Seule la commission musique s’en sort avec trois dates validées, les autres n’en proposeront que deux. L’équipe a tenu à garder les partenariats avec d’autres associations locales. Ainsi, le 27 novembre, le spectacle Bonobo clôturera le festival BD dans l’Ain, avec un conte initiatique, entre BD concert et concert illustré. Et le 10 mars, dans le cadre du partenariat avec l’AFLBB (Association familiale laïque du bassin bellegardien), la Cimade et le cinéma, la compagnie Fil Rouge jouera «La mécanique des fluides», un petit précis de féminisme haut en couleur… rouge.

Baisse de fréquentation

« Il y a des choses extraordinaires qui sont proposées mais ça demande une curiosité de la part de notre public  » précise Emmanuelle. Après les années Covid, les spectateurs ont perdu leur assiduité et n’ont pas tous repris le réflexe de sortir au théâtre. La fréquentation s’en est ressentie avec un remplissage de salle à 50 %, en moyenne. Pas évident de recréer l’habitude de la sortie culturelle avec une offre allégée.

Plus d’infos

– Du spectacle vivant pour tous : cirque, musique, humour, danse, théâtre, jeune public.

– Billetterie en ligne sur www.artabesques.fr  ;

– Par téléphone (aux horaires d’ouverture de la billetterie) au 04 50 48 23 21

– Trois formules d’abonnement : à la carte, jeune public ou pass saison.

Waly Dia et Féloche pour rebooster tout ça ?

Waly Dia. Crédit photo David Clément

Le 2 décembre, Waly Dia sera sur scène avec Ensemble ou rien, son nouveau one-man-show. Connu pour son énergie spectaculaire et son rythme effréné, Waly aborde des sujets sociétaux avec pertinence et un humour décapant. L’éducation, l’écologie, la condition féminine, la fracture sociale… tout y passe avec brio. A la fois humoriste et comédien, au cinéma et dans des séries, celui qui a fait ses classes au Jamel Comedy Club intervient aujourd’hui comme chroniqueur à la radio. Ensemble ou rien est son quatrième seul-en-scène. Une prévente de 100 places est ouverte en ligne, dès aujourd’hui, pour ce spectacle, sur le site d’Ar(t)abesques.

Féloche, qui avait déjà réjoui le public bellegardien, il y a une dizaine d’années, sera de retour sur la scène du théâtre, le 3 février, avec The mandolin’orchestra. Pour l’occasion, il revisitera son répertoire (Silbo, Darwin avait raison…) et n’hésitera pas à inviter, à sa table, Bourvil ou Léo Ferré, pour un grand festin musical unique et jubilatoire ! « Je rêvais d’un orchestre de mandolines. Fantasme absolu puisque j’étais tombé en amour pour cet instrument. Ce serait un truc de mégalo (un orchestre quoi) mais qui ne se la péterait pas… puisque ce ne sont «que» des mandolines ! » explique Féloche. Si le chanteur n’a rien perdu de sa fougue et de sa créativité, voilà une soirée euphorisante en perspective.

Cette saison resserrée, qui commencera le 14 octobre, avec un spectacle de cirque et s’achèvera, en mai, avec la Marmaille, offre de jolies pépites à qui sait y regarder d’un peu plus près…