Annecy : les réalisations les plus folles de Ludovic Lazareth

De la préparation de modèles existants, à la transformation en passant par de la création inédite, Ludovic Lazareth n’est jamais en panne d’inspiration. Bien au contraire.

Petite revue des bolides les plus dingues, sortis tout droit de son imagination ces vingt dernières années.

Le quad futuriste

En 2005, naît le Wazuma (et non la voiture de Batman !), « un quad à trois roues avec un moteur de voiture (soit de Ferrari, soit de Lamborghini), construit autour d’une mécanique de grosse cylindrée automobile », précise-t-il.

Le concepteur annécien a également réalisé une version hybride du bolide, en collaboration avec NTN-SNR, créateur de roulements pour l’automobile (également basé à Annecy).

La moto qui s’incline

En 2016, il imagine une moto pendulaire à quatre roues « avec un moteur Mazzerati V8 460 chevaux. Sa spécificité est qu’elle penche comme une moto normale alors qu’elle a quatre roues. Je l’avais exposé au salon de l’auto de Genève, la presse s’en était emparée et ça avait fait beaucoup de bruit », se souvient-il. Avec ce modèle, « j’ai imaginé un look à part plus secure. Les designers commencent d’ailleurs à s’intéresser au comportement routier plus sécuritaire », remarque-t-il.

La voiture amphibie

En 2017, Lazareth a décidé de marcher sur l’eau… ou plutôt de rouler dessus.

Il sort son premier prototype de véhicule amphibie, la Moke amphibie Lazareth, une sorte de voiturette de plage « ou une annexe de bateau » de 450 kilos conçue pour deux personnes. «  Je n’ai rien inventé ! J’ai repris le design de l’Austin Mini-moke. Elle est homologuée pour aller à la fois sur l’eau et sur la route », explique-t-il.

Le cinquantenaire annécien a fabriqué en tout 14 modèles, « dont deux au Nigeria, ne me demandez pas pourquoi ! », rigole-t-il.

La moto volante

Après la terre et l’eau, il ne lui manquait plus qu’à explorer les airs. Dernier engin futuriste en date, «  la première et unique moto volante au monde, car pour l’instant il n’y a que les drones qui sont capables de faire cela ! », sourit-il.

En attendant une future homologation aérienne, il planche de nouveau dans les études de fabrication afin de « pouvoir la faire voler dans l’espace aérien ». Mais c’est grâce à sa rencontre avec Florence Parly, ministre des armées en 2018, qu’il peut réaliser ses expérimentations de vol en toute égalité dans une sorte de cabine grillagée avec plateforme.

Et quand on lui demande qu’elle est la réalisation dont il est le plus fier, il répond du tac au tac : « La plus belle chose que j’ai faite, c’est celle que je ferais demain ! »