Publier : face à la colère des éducateurs spécialisés, leur employeur répond

Claudine Boyer est directrice régionale adjointe de la fondation Apprentis d’Auteuil Sud-Est.
Claudine Boyer est directrice régionale adjointe de la fondation Apprentis d’Auteuil Sud-Est.

Du côté de la fondation Apprentis d’Auteuil, qui a repris la gestion de l’établissement en 2018, si on reconnaît la difficulté des métiers du social exercés, on souligne également un taux d’encadrement conséquent face aux alertes lancées par certains éducateurs. « Avec la crise sanitaire, il y a eu un fort engagement de la part de nos éducateurs et une fatigue importante, estime Claudine Boyer, directrice régionale adjointe des Apprentis d’Auteuil Sud-Est. C’est un engagement 24h/24 et il y a des moments difficiles. »

Cette responsable qui supervise des établissements de toute la région pointe également la difficulté de suivre les salaires suisses. « Mais il y a une forte mobilisation de notre association auprès de notre fédération pour une valorisation des métiers du social. » Suite à l’extension de la prime du Ségur de la santé aux travailleurs sociaux, les éducateurs de la maison d’enfants doivent ainsi toucher 183 euros supplémentaires. « Il y a aussi une partie gratifiante à voir grandir les enfants et réussir. » Elle met également en avant l’attention portée à la formation de ses salariés. « On leur permet de se tenir à jour voire d’évoluer. On propose des mobilités internes parfois à des postes plus élevés. »

Des échanges constants avec le département

Concernant le cas spécifique de l’établissement Amasya, la fondation se satisfait d’un « un taux d’encadrement honorable ». En soirée, pendant les week-ends et vacances, deux à trois personnes, moniteurs ou éducateurs, sont présentes avec les enfants. « On essaye de faire en sorte que les éducateurs aient, a minima, un week-end sur deux disponible grâce au roulement. Mais ça reste un métier exigeant en termes d’horaires. Et ça n’empêche pas l’intensité de la journée », admet Claudine Boyer. La responsable souligne également des échanges constants avec le Département pour adapter les besoins. «  Quand on a des situations très complexes avec des besoins très individualisés, on négocie avec le Département pour avoir des renforts et c’est très souvent accepté. Par exemple, il y a eu besoin d’accueillir des tout-petits en février et le Département a apporté un renfort. »